samedi 24 janvier 2026

Histoire de... La sucette pour bébé

La sucette moderne pour bébé a été introduite en France en 1948 pour empêcher le bébé de sucer son pouce et pour le calmer. Mais, en vrai, elle a été brevetée en 1901 aux USA sous le nom “baby pacifier” ou “baby comforter”... Son inventeur est un pharmacien du New Jersey, Christian W. Meinecke. Il a inventé la sucette en caoutchouc, lequel était déjà utilisé en Angleterre, depuis les années 1840, pour fabriquer une gomme à mâcher pour bébé (Elactic Gum Ring). Les Anglais étaient donc les premiers à exploiter l’invention du caoutchouc par l’Américain Charles Goodyear en 1839.

Jusque dans les années 1960, les sucettes étaient mal accueillies par certains bourgeois, quelques intellectuels et médecins pour des raisons diverses, liées à la santé dentaire, à la propreté ou à l’accoutumance. Les pauvres, qui n’avaient pas de nounous pour calmer leur bébé, se rabattaient sur les sucettes !

Il n’empêche ! Les sucettes ont durant les cinquante dernières années, bien évolué : ergonomie, qualité (du latex marron au silicone transparent) et couleurs. Mais leur histoire remonte aussi loin que celle de l’humanité... Rien d’étonnant à cela, car la succion, chez les bébés est un réflexe spontané, un besoin, qui commence avant la naissance (le bébé suce son pouce dans le ventre de sa maman) et qui perdure après...

En effet, pendant la succion instinctive, l’hormone du bien-être, appelée endorphine, est libérée. Elle permet au bébé qui pleure de retrouver son calme. Elle agit aussi comme anti-douleur lors de la poussée dentaire. La sucette aide le bébé à s’endormir...

Le médecin gréco-romain du 2e siècle, Soranos d'Éphèse, est le premier à recommander dans son “Traité des maladies des femmes” l'usage de tétines artificielles après sevrage maternelle.

Au 15e et 16e s., les parents utilisèrent des sortes de torchons ou de ballons en tissu que les bébés mâchouillaient tranquillement (voir le tableau de la Madonna avec son bébé et sa sucette en forme de ballon) ... Les historiens ont découvert des sucettes fabriquées à partir des trayons ou des pis de vache. Des tripiers malins les refaçonnaient pour en faire des tétines (18e et 19e siècles).

Aujourd’hui, l’utilisation d’une sucette est bien encadrée par la médecine. Elle est recommandée jusqu’à l’âge de 2 à 3 ans, 4 au max. Le palais de l’enfant se reforme normalement après le sevrage. Selon les spécialistes, au-delà des 3 ans, il y a risque de malformation durable : l’enfant aura besoin de passer plusieurs fois chez l’orthodontiste...

Le sevrage est donc nécessaire. Mais comment supprimer la tototte en douceur ? Ça, c’est une autre histoire !









PS - Texte rédigé en nov 2025

Les premiers végétariens sur Terre

 

Le végétarisme n’est pas une pratique récente (20e s), Elle revient de plus en plus à l’actualité, avec les mouvements écologiques, mais son histoire est méconnue.

Les premiers végétariens connus de l'histoire humaine sont les Jaïns (*). Suivent certains adeptes du bouddhistes et autres adeptes : de l’époque romaine (chez notamment les philosophes romains) à l’époque contemporaine (des hippies américains aux partisans de la Société végétarienne (née à Londres au 19e) et de la "Lebensreform" (en Allemagne)… Les écologistes, végétariens et végans du 20e et du 21e siècles, sont à l’instar des Jaïns, en quête de pureté morale (non à la souffrance animale). S’y ajoutent désormais toutes les personnes qui, pour des raisons de santé, renoncent totalement ou partiellement à l’alimentation carnée,,.

(*) Adeptes du « jaïnisme », culte d’origine indienne, qui compte près de dix millions de fidèles dans le monde, dont la moitié en Inde. Ils existent depuis une trentaine de siècles. Dans leur alimentation, ils n’y a pas ni viandes ni produits issus des animaux (comme le miel et les œufs).

Citation du jour

Antoine de Saint-Exupéry

(1900-1944. aviateur pionnier, écrivain, journaliste...)

"En travaillant pour les seuls biens matériels, nous nous bâtissons nous-mêmes notre prison. Nous nous enfermons solidaires avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre. Il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines." 



Réf. son livre : Terre des Hommes, 1939

Recueil d'essais autobiographiques. 

Iran : est-ce la fin des Mollahs ?

 


(Texte écrit le 12 janvier et mis à jour le 24 janvier 2026)


La majorité des Iraniens ont en marre, les positions des Occidentaux sont mitigées, celles des Arabes sont absentes... Son seul grand soutien extérieur : la Russie...

La Grande révolte en cours, depuis le 28 décembre 2025, va-t-elle enfin réussir là où celles qui l'ont précédée avaient échoué ?

Je l'espère. La grande question qui se pose est : quid de l'après Mollahs ? Tous ont en tête l'anarchie qui règne après la fin des régimes dictatoriaux, comme en Irak, en Syrie, en Libye...

Le régime actuel a succédé à la dictature du régime impérial des Shahs, le 11 février 1979. Le mécontentement populaire était énorme et le Shah était affaibli à l'intérieur et à l'extérieur (lâché qu'il était par les Américains et les Européens).

Le régime de Khomeiny, expulsé d'Irak (ennemi héréditaire de l'Iran), admis en France (à la demande du Shah...), a très vite installé au pouvoir les pires extrémistes religieux et leurs Gardiens (Pasdarans) qui sont, au fil des temps, devenus une puissance militaire et économique à l'intérieur et à l'extérieur (exportations des mouvements Hezbollah).

L'Iran d'aujourd'hui n'est donc plus le même que celui de 1979, certes il est de plus en plus contesté, mais il a étendu sa mainmise sur l'ensemble du pays et l'Occident le craint (relance du terrorisme). Mais comme rien n'est éternel, même pas les Mollahs, la fin du régime est inéluctable. Cette année, c'est fort possible, après, c'est sûr.

Je rappelle que, depuis 2009, vingt ans après la mort de Khomeiny (1989), le pays est secoué par des milliers de manifestants de plus en plus courageux.

Celle de 2009 a duré 1 an et demi (de juin 2009 à décembre 2010) : elle a été durement réprimée : plus de 150 morts. Celle de 2025-2026 compte déjà plus de 600 morts et une centaine de villes sont en révolte !

L'homme au pouvoir, Ali Khamenei, touche à sa fin : il est agé de 86 ans et règne depuis la mort de Khomeiny (1989). C'est un extrémiste shiite depuis son enfance (éducation familiale oblige).

Le peuple iranien : sa force physique a été multipliée par trois depuis 1979. Il compte aujourd'hui 100 millions d'habitants, dont 5 vivent à l'étranger, contre une population de 40 millions en 1979 dont moins de 500 000 à l'étranger.

Mise à jour du 24 janvier 2026
Le chiffre des morts est estimé à plus de 5 000 par des ONG qui enquêtent toujours sur les disparu(e)s - le chiffre pourrait atteindre 25 000, les autorités iraniennes (non crédibles) reconnaissent seulement 3 117 tués.  Le régime des mollahs n'a plus rien de musulman, puisqu'il n'hésite pas à massacrer son peuple pour garder coûte que coûte le pouvoir acquis à l'issue de la révolte populaire de 1979 contre la dictature impériale du Shah soutenu alors par les USA. 
Ce qui est lamentable, c'est la double lacheté du monde dit islamique (son silence est coutumier) et du monde dit démocratique (qui s'agite verbalement sans agir vraiment), ce dernier a soutenu la révolte puis a laissé tomber la lutte contre le régime sanguinaire iranien pour des raisons matérielles (le prix du pétrole qui risque de flamber en cas de conflit) et géopolitiques (ne pas déstabiliser les monarchies du Proche Orient).
L'absence de soutien durable au peuple iranien majoritairement hostile aux mollahs islamiques ainsi qu'au peuple palestinien (qui subit le même sort par régime des mollahs hébreux).

Football - Hommage à Rolland Courbis

 

(texte écrit le 12 janvier 2026)
Footballeur marseillais depuis l’âge de 13 ans, entraîneur, notamment de Bordeaux et l’OM, Rolland Courbis est décédé le 12 janvier à l’âge de 72 ans.
Découvreur et recruteur de talents, notamment de Zinedine Zidane (qu’il avait surnommé Zizou), de Christophe Dugarry, de Laurent Blanc, de Robert Pirès… Rolland Courbis est devenu célèbre depuis qu’il était entraîneur de l’OM (1997-1999), période du centenaire de l’équipe phare de Marseille…
En championnat, l’OM faisait face le 22 août 1998, au stade Vélodrome, à l’équipe de Montpellier. Après une première mi-temps catastrophique, l’OM menée par 4 buts à 0, Courbis ne lâche pas prise, fait remonter le morale de son équipe et affirme, non sans ironie, que l’OM peut gagner… L’entrée de Dugarry allume le feu au Vélodrome : Montpellier est déboussolée par la nouvelle intensité du jeu de l’OM qui marquera 5 buts, et l’emportera 5-4.
Revivez ce match historique en 10 mn. Regardez bien et notez l’allure des joueurs, leur tenue, leur fairplay… Ils jouaient tous pour le foot et le maillot…
Un match phénoménal : 0-4 en 1e mi-temps; 5-4 à la fin pour l'OM

D’où vient le mot électricité ?

 

Je dois tout de suite vous préciser que le mot « électricité » a précédé l’invention... de l’électricité.
Le mot vient du grec « électron ». Et on le doit au grand savant grec du 7e siècle avant notre ère, Thalès de Milet.

Au cours de ses expériences, il observa minutieusement les propriétés de l’ambre jaune, une résine naturelle très appréciée depuis l’antiquité. L’ambre jaune avait, en effet, la capacité, après avoir été frottée avec les mains, d’attirer des matériaux légers tels que les duvets, les tissus ou brins de paille…

Ce phénomène, Thalès l’avait appelé « électron » et il l’avait décrit dans ses travaux sur la physique qui sont considérés aujourd’hui comme la source de nos premières connaissances de l’électricité…

Il faudra attendre le 17e siècle de notre ère pour que l’on passe du mot grec « électron » aux mots anglais « electric » puis « electricity ». Et ce passage on le doit au savant anglais de la ville de Colchester, William Gilbert (1544-1603).

Lors de ses travaux sur le magnétisme, il s’était évidemment intéressé à l’ambre jaune. Et il avait appelé ce phénomène de l’attraction : electricity, dérivé du terme electric lequel vient de l’électron (en l'an 1600). Le terme français « électricité » sera tiré directement du terme anglais un siècle plus tard, en 1720.

 L’invention de l’électricité n'interviendra qu’à partir de 1800 avec la création de la première pile électrique, puis en 1822 avec le moteur électrique et en 1879 avec la première ampoule électrique… Et la lumière fût !

mardi 30 juillet 2019

Tunisie : Zbidi président ?



Le ministre de la Défense, Abdelkarim Zbidi, était la dernière personnalité à être reçu à Carthage par feu Béji Caïd Essebsi, trois jours avant son décès le 25 juillet. Il est certain que les propos échangés – tenus secrets – vont peser dans la future carrière politique d’un homme qui évolue dans la discrétion absolue depuis 1999.  Un homme qui ne manque pas de finesse, d’intelligence et d’esprit critique. Un homme qui est entré en politique pour ses compétences techniques. Et qui est resté toujours – en apparence – un « technicien ». Il connaît – de par sa formation – le fonctionnement du corps humain de la tête au pied. Il a brillé dans sa plus importante fonction : ministre de la Défense (un cumul de plus de quatre ans). S’il est apprécié par les troupes, il l’est aussi – et le sera, c’est une évidence –  par le peuple qui ne le connaît pas bien mais qui ne lui connait aucune sale affaire. Un père, une épouse et un enfant. C’est tout.
A 69 ans, A.Z. voit – dans les méandres de la classe politique tunisienne exécrée depuis 2011 – un nouvel horizon s’ouvrir devant lui. Un peu comme Macron en France, face aux malversations et à l’incompétence des prétendants au pouvoir. Macron a réussi à trouver une voie passante sans parti sur le dos. Zbidi a évidemment moins de temps devant lui : 45  jours. De quoi a-t-il besoin ? D’un vaste soutien populaire (mobilisable grâce aux réseaux sociaux, ce mouvement semble avoir déjà commencé). Il suffit qu’il dise : oui, je suis candidat, oui, je peux apporter un souffle nouveau, du sang neuf à ce pays qui souffre tant des magouilles… Sans parti politique, il peut capter 10 000 signatures dans au moins 10 circonscriptions du pays. Ou obtenir le parrainage de 10 députés ou de 40 maires. Avant le 9 août, dernier délai pour déposer sa candidature avec une caution financière de 10 000 dinars… L’élection aura lieu le 15 septembre (1er tour).
Mais, parions, dès qu’il déclarera sa candidature, celui qui a dit « je ne sais mentir », va subir les pires attaques de nos médiocres hommes politiques qui ne cherchent que la chaise et le pouvoir de la chaise. Regardez déjà la liste des prétendants et vous tombez dans le ridicule. Aucun ne bénéficie d’une aura comme celle de Zbidi, ni de légitimité. Tous ou presque ont déjà essayé et subi une gifle (moins de 5% des suffrages). Et ceux qui veulent se présenter n’ont pas brillé par le sainteté religieuse, ni par les résultats de leur passage au pouvoir. Tous se sont enrichis en moins de 10 ans et amassé des biens en leur nom, ou aux noms de leurs proches (épouse, enfants, prête-noms). L’Etat, affaibli par des années de mal gouvernance, est incapable de réagir, ses pieds et ses mains sont ligotés par les corrupteurs.
A.Z. est né le 25 juin 1950 à Rejiche, ville côtière à 7 km au sud de Mahdia, de près de 15 000 habitants (hors période estivale). Il fait sa première entrée dans la fonction politique le 17 novembre 1999 en tant que secrétaire d’Etat dans le 1er gouvernement formé par Mohamed Ghannouchi, Premier ministre (lequel a succédé à Hamed Karoui). Sous Ben Ali, tous les responsables étaient obligés d’être membres du parti présidentiel, le RCD. Je n’ai trouvé, dans mes recherches, aucune fonction lui ayant été attribuée au sein du RCD.
Jusque là, il a exercé des métiers conformes à sa formation médicale : un doctorat en Médecine à Lyon (1981) avec des spécialités en Physiologie, Biologie et Pharmacologie. Il est tantôt professeur, tantôt expert, notamment auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (1992). Il a contribué à plusieurs ouvrages scientifiques et dirigé plusieurs thèses en médecine.
Qu’a dit récemment A.Z. ? Je lis dans la revue « Acharaa » datée du 30 juillet :
  “إلى حدّ الآن لا استطيع أن أقول شيئا …ما يمكنني قوله فقط وتأكيده .. إني معني إلا إذا كان لدي ما اضيف للبلاد”. http://acharaa.com/ar/436143
Je traduis : « Je ne peux rien vous dire à présent. Ce que je peux dire avec insistance : je suis concerné (par la candidature à la Présidentielle) si je me sens capable d’apporter un « plus »  à la Tunisie ». Evidemment qu’il peut apporter un grand « plus » en le débarrassant de ses malfrats d’abord et en donnant le bon exemple dans sa conduite du gouvernement et de l’administration. Il pourra certainement compter sur l’armée.
A cette déclaration récente, je vous prie d’écouter cet extrait vidéo de  l’intervention qu’il a faite en 30 novembre 2017 à 15h devant les députés de la Nation. Il était interrogé par les députés lors de la discussion du budget du ministère de la Défense devant l’assemblée. A la fin de son intervention, il dresse son propre portrait de façon humoristique – mais pas anodine… Il dit : « Je ne pourrais jamais être politicien. Vous savez pourquoi ? Parce que je ne peux ni mentir, ni camoufler un mensonge ». Les députés applaudissent, mais leur visage est devenu jaune. https://www.huffpostmaghreb.com/2017/12/01/abdelkrim-zbidi-humour-ar_n_18695758.html
Cette scène – prise à la légère – est d’une grande profondeur. Elle témoigne de l’esprit critique, à la limite, sarcastique. Pour lui, un « politicien » est synonyme de « menteur ». Il a désormais le grand devoir devant l’Eternel de nous prouver le contraire.
Tableau (incomplet) de la carrière « politique » de Abdelkarim Zbidi
 Secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé de la Recherche scientifique et de la Technologie
Gouvernement
Mohamed Ghannouchi
De 1999 à 2001

Ministre de la Santé publique
Gouvernement
Mohamed Ghannouchi
Du 23/01/2001 au 8/10/2001

Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Recherche scientifique et de la Technologie
Gouvernement
Mohamed Ghannouchi
Du 8/10/2001 à 5/09/2002
Pas de fonctions officielles
???
De 2002 à 2005
Doyen de la faculté de médecine de Sousse.

De 2005 à 2008
Pas de fonctions officielles
???
De 2008 à 2011
Ministre de la Défense
Gouvernement
Mohamed Ghannouchi
Du 27/01/2011 au 27/2/2011
Ministre de la Défense
Gouvernement
Béji Caïd Essebsi
Du 27/02/2011 à 12/2011

Ministre de la Défense
Gouvernement
Hamadi Jebali
De 12/2011 à 03/
2013
Pas de fonctions officielles
Il refuse la nomination comme chargé de mission au cabinet du ministre de la Santé publique, Abdellatif Mekki (juin 2013).
2013 à 2017
Ministre de la Défense
Gouvernement
Youssef Chahed
Du 6/09/2017 à ce jour