Prénom d’une femme fatale, Salammbô a été inventé en 1862 par l’écrivain français Gustave Flaubert (1821-1880). Aujourd’hui, c’est le nom d'un quartier qui se trouve à la sortie de Carthage, en allant vers le Kram. Plus qu'un quartier, le prénom mythique de Salammbô appartient au patrimoine immatériel de la Tunisie. Dommage qu'il ne soit pas « exploité » comme il se doit en faveur du tourisme culturel…
Au cours de 2021-2022, Salammbô sera célébré en grandes pompes en France, à l’occasion de la commémoration du bicentenaire de la naissance de son auteur Flaubert. Les amoureux de Salammbô n’ont pas oublié d’associer à cette célébration des personnalités tunisiennes et le musée du Bardo… Un grand merci !
L’histoire de Salammbô
Après avoir écrit Madame de Bovary (1857), Flaubert a trouvé dans la belle l’histoire carthaginoise une inspiration de génie : Salammbô… Il a « inventé » cette héroïne lors de son voyage exploratoire à Carthage (avril – juin 1858). Et elle a fait le titre de son roman d’amour et de guerre.
Un roman qui commence par cette phrase devenue célèbre :
« C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar… ».
Salammbô, prototype de la femme fatale, est une fille mythique attribuée à Hamilcar Barca (né en 290 av.J.-C. et en mort en 228). Le général carthaginois n’a eu, en vrai, que trois garçons : Hannibal, Hasdrubal et Magon.
Flaubert a créé ce prénom à partir du mot phénicien : Shalambaal (image de Baal, dieu suprême).
Le roman est tissé sur une histoire d’amour passionnel entre une fille noble et un soldat barbare : Salaambô, fille du général carthaginois et prêtresse de Tanit (déesse de Carthage), et Mathô, un chef soldat mercenaire révolté contre Carthage…
Flaubert y a planté le décor mêlant le vrai (guerres puniques, luttes d’influence, éléphants, lions...) et l’imaginaire (sacrifices, trahisons, fureurs…). Je vous laisse lire le roman…
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