La tétine est la tête de biberon. Elle a été fabriquée en caoutchouc au 13e siècle. Le mot dérive de “tette”, qui signifie "mamelle" (le sein de la vache).
Ces textes que je rédige et que je partage avec vous me sont inspirés par l'actualité du monde qui nous (vous) entoure, sans frontières. "Bon à savoir", c'est le titre d'une rubrique de presse que j'avais utilisé quand j'étais journaliste (1975-2010). C'était un espace libre où je parlais de tout. Je le reprends aujourd'hui, avec l'espoir de susciter la curiosité, la votre et la mienne ! Après une longue absence, je reprends l'activité sur ce Blog à partir de janvier 2026.
samedi 24 janvier 2026
D’où viennent ces mots ? Biberon, tétine et sucette...
Histoire de... La sucette pour bébé
La sucette moderne pour bébé a été introduite en France en 1948 pour empêcher le bébé de sucer son pouce et pour le calmer. Mais, en vrai, elle a été brevetée en 1901 aux USA sous le nom “baby pacifier” ou “baby comforter”... Son inventeur est un pharmacien du New Jersey, Christian W. Meinecke. Il a inventé la sucette en caoutchouc, lequel était déjà utilisé en Angleterre, depuis les années 1840, pour fabriquer une gomme à mâcher pour bébé (Elactic Gum Ring). Les Anglais étaient donc les premiers à exploiter l’invention du caoutchouc par l’Américain Charles Goodyear en 1839.
Jusque dans les années 1960, les sucettes étaient mal accueillies par certains bourgeois, quelques intellectuels et médecins pour des raisons diverses, liées à la santé dentaire, à la propreté ou à l’accoutumance. Les pauvres, qui n’avaient pas de nounous pour calmer leur bébé, se rabattaient sur les sucettes !
Il n’empêche ! Les sucettes ont durant les cinquante dernières années, bien évolué : ergonomie, qualité (du latex marron au silicone transparent) et couleurs. Mais leur histoire remonte aussi loin que celle de l’humanité... Rien d’étonnant à cela, car la succion, chez les bébés est un réflexe spontané, un besoin, qui commence avant la naissance (le bébé suce son pouce dans le ventre de sa maman) et qui perdure après...
En effet, pendant la succion instinctive, l’hormone du bien-être, appelée endorphine, est libérée. Elle permet au bébé qui pleure de retrouver son calme. Elle agit aussi comme anti-douleur lors de la poussée dentaire. La sucette aide le bébé à s’endormir...
Le médecin gréco-romain du 2e siècle, Soranos d'Éphèse, est le premier à recommander dans son “Traité des maladies des femmes” l'usage de tétines artificielles après sevrage maternelle.
Au 15e et 16e s., les parents utilisèrent des sortes de torchons ou de ballons en tissu que les bébés mâchouillaient tranquillement (voir le tableau de la Madonna avec son bébé et sa sucette en forme de ballon) ... Les historiens ont découvert des sucettes fabriquées à partir des trayons ou des pis de vache. Des tripiers malins les refaçonnaient pour en faire des tétines (18e et 19e siècles).
Aujourd’hui, l’utilisation d’une sucette est bien encadrée par la médecine. Elle est recommandée jusqu’à l’âge de 2 à 3 ans, 4 au max. Le palais de l’enfant se reforme normalement après le sevrage. Selon les spécialistes, au-delà des 3 ans, il y a risque de malformation durable : l’enfant aura besoin de passer plusieurs fois chez l’orthodontiste...
Le
sevrage est donc nécessaire. Mais comment supprimer la tototte en
douceur ? Ça, c’est une autre histoire !
PS - Texte rédigé en nov 2025
Les premiers végétariens sur Terre
Le végétarisme n’est pas une pratique récente (20e s), Elle revient de plus en plus à l’actualité, avec les mouvements écologiques, mais son histoire est méconnue.
Les premiers végétariens connus de l'histoire humaine sont les Jaïns (*). Suivent certains adeptes du bouddhistes et autres adeptes : de l’époque romaine (chez notamment les philosophes romains) à l’époque contemporaine (des hippies américains aux partisans de la Société végétarienne (née à Londres au 19e) et de la "Lebensreform" (en Allemagne)… Les écologistes, végétariens et végans du 20e et du 21e siècles, sont à l’instar des Jaïns, en quête de pureté morale (non à la souffrance animale). S’y ajoutent désormais toutes les personnes qui, pour des raisons de santé, renoncent totalement ou partiellement à l’alimentation carnée,,.
(*) Adeptes du « jaïnisme », culte d’origine indienne, qui compte près de dix millions de fidèles dans le monde, dont la moitié en Inde. Ils existent depuis une trentaine de siècles. Dans leur alimentation, ils n’y a pas ni viandes ni produits issus des animaux (comme le miel et les œufs).
Citation du jour
Antoine de Saint-Exupéry
(1900-1944. aviateur pionnier, écrivain, journaliste...)
"En travaillant pour les seuls biens matériels, nous nous bâtissons nous-mêmes notre prison. Nous nous enfermons solidaires avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre. Il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines."
Réf. son livre : Terre des Hommes, 1939
Iran : est-ce la fin des Mollahs ?
(Texte écrit le 12 janvier et mis à jour le 24 janvier 2026)
La majorité des Iraniens ont en marre, les positions des Occidentaux sont mitigées, celles des Arabes sont absentes... Son seul grand soutien extérieur : la Russie...
La Grande révolte en cours, depuis le 28 décembre 2025, va-t-elle enfin réussir là où celles qui l'ont précédée avaient échoué ?
Je l'espère. La grande question qui se pose est : quid de l'après Mollahs ? Tous ont en tête l'anarchie qui règne après la fin des régimes dictatoriaux, comme en Irak, en Syrie, en Libye...
Le régime actuel a succédé à la dictature du régime impérial des Shahs, le 11 février 1979. Le mécontentement populaire était énorme et le Shah était affaibli à l'intérieur et à l'extérieur (lâché qu'il était par les Américains et les Européens).
Le régime de Khomeiny, expulsé d'Irak (ennemi héréditaire de l'Iran), admis en France (à la demande du Shah...), a très vite installé au pouvoir les pires extrémistes religieux et leurs Gardiens (Pasdarans) qui sont, au fil des temps, devenus une puissance militaire et économique à l'intérieur et à l'extérieur (exportations des mouvements Hezbollah).
L'Iran d'aujourd'hui n'est donc plus le même que celui de 1979, certes il est de plus en plus contesté, mais il a étendu sa mainmise sur l'ensemble du pays et l'Occident le craint (relance du terrorisme). Mais comme rien n'est éternel, même pas les Mollahs, la fin du régime est inéluctable. Cette année, c'est fort possible, après, c'est sûr.
Je rappelle que, depuis 2009, vingt ans après la mort de Khomeiny (1989), le pays est secoué par des milliers de manifestants de plus en plus courageux.
Celle de 2009 a duré 1 an et demi (de juin 2009 à décembre 2010) : elle a été durement réprimée : plus de 150 morts. Celle de 2025-2026 compte déjà plus de 600 morts et une centaine de villes sont en révolte !
L'homme au pouvoir, Ali Khamenei, touche à sa fin : il est agé de 86 ans et règne depuis la mort de Khomeiny (1989). C'est un extrémiste shiite depuis son enfance (éducation familiale oblige).
Le peuple iranien : sa force physique a été multipliée par trois depuis 1979. Il compte aujourd'hui 100 millions d'habitants, dont 5 vivent à l'étranger, contre une population de 40 millions en 1979 dont moins de 500 000 à l'étranger.
Football - Hommage à Rolland Courbis
(texte écrit le 12 janvier 2026)
D’où vient le mot électricité ?
Je
dois tout de suite vous préciser que le mot « électricité » a
précédé l’invention... de l’électricité.
Le
mot vient du grec « électron ». Et on le doit au grand
savant grec du 7e siècle avant notre ère, Thalès de Milet.
Au cours de ses expériences, il observa minutieusement les propriétés de l’ambre jaune, une résine naturelle très appréciée depuis l’antiquité. L’ambre jaune avait, en effet, la capacité, après avoir été frottée avec les mains, d’attirer des matériaux légers tels que les duvets, les tissus ou brins de paille…
Ce phénomène, Thalès l’avait appelé « électron » et il l’avait décrit dans ses travaux sur la physique qui sont considérés aujourd’hui comme la source de nos premières connaissances de l’électricité…
Il faudra attendre le 17e siècle de notre ère pour que l’on passe du mot grec « électron » aux mots anglais « electric » puis « electricity ». Et ce passage on le doit au savant anglais de la ville de Colchester, William Gilbert (1544-1603).
Lors de ses travaux sur le magnétisme, il s’était évidemment intéressé à l’ambre jaune. Et il avait appelé ce phénomène de l’attraction : electricity, dérivé du terme electric lequel vient de l’électron (en l'an 1600). Le terme français « électricité » sera tiré directement du terme anglais un siècle plus tard, en 1720.
L’invention de l’électricité n'interviendra qu’à partir de 1800 avec la création de la première pile électrique, puis en 1822 avec le moteur électrique et en 1879 avec la première ampoule électrique… Et la lumière fût !