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samedi 28 février 2026

Guerre contre l'Iran : que peuvent faire les Etats libres ?

Les Etats que je considèrent comme libres sont ceux qui reconnaissent à la fois l'existence de l'Etat israélien et celle de l'Etat palestinien...

Les Etats-Unis et Israël attaquent conjointement l'Iran dans le but déclaré d'abbatre le régime, et pas seulement - comme par le passé - pour détruire son potentiel supposé d'armes nucléaires et balistiques.  

Cette guerre nouvelle répond à un seul objectif véritable : neutraliser le dernier allié sur Terre de l''Etat palestinien. Israël a déjà neutralisé le bras armé et religieux de l'Iran, le Hamas. Mais, Trump et Netanyahou tiennent à cette guerre pour des raisons intérieures : leur pouvoir est menacé par les prochaines échéances électorales. La guerre permanente est un alibi, une parade... 

Pour eux, l'Iran est une cible facile : honni à juste titre par une bonne partie de son peuple, le régime moyen-ageux iranien est fragilisé... Mais s'il tient bon, la guerre sera "longue" et meurtruère. L'issue démocratique post-guerre esr très hypothétique quand des forces intérieures adverses disposent des moyens de faire la guerre civile, comme c'est le cas en Libye, Syrie, Yémen, Irak, Afghanistan... Des pays qui ont été libérés de leur dictateur par l'Occident... et qui ont sombré dans l'anarchie. 

Cette guerre folle, que l'Onu n'est pas capable d'arrêter (assommée qu'elle l'est depuis l'arrivée au pouvoir de Trump II) et que le monde dit démocratique observe sans bouger, démontre une seule chose : la force aveugle ignore la justice. La région du Proche Orient ne connaitra pas la paix sans une solution juste pour le peuple palestinien soumis au joug d'Israël... 

Depuis l'arrêt du processus de paix d'Oslo en 1993 par la seule volonté d'une frange de la société israélienne (ultranationaliste) qui a assissiné Y. Rabin, partisan de la paix, le problème palestinien est en panne. Aujourd'hui, on veut abattre le régime iranien, non pas pour instaurer la démocratie en Iran, mais pour éliminer physiquement les derniers soutiens extérieurs de peuple palestinien. Personne parmi les centaines d'analystes de la guerre contre l'Iran n'a évoqué le "lien" de cette guerre avec la Palestine... Aveuglement sournois !

Un espoir demeure... En faisant une recherche toute simple, je découvre qu'il y a exactement 124 pays dans le monde (sur 195) qui ont officiellement admis le droit à l'existence d'Israël et de la Palestine. 124, c'est énorme.

Ces 124 pays peuvent bouger, à l'initiative de quelques leaders "moteurs"... Tôt ou tard, les USA et Israël devront malgré eux s’incliner devant l’écrasante majorité des pays qui veulent la paix en Palestine, une paix sans laquelle il ne peut y avoir une paix dans la région.

L’Espagne a pris une position politique très forte, malgré les menaces israéliennes… Son Premier ministre, Pedro Sanchez, a déclaré le 28 mai que la reconnaissance de la Palestine est "une nécessité" pour "parvenir à la paix mondiale". Car cette décision n'est que "justice", a précisé le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares. "Les Palestiniens ont le droit d'avoir un Etat, comme les Israéliens ont ce droit", a-t-il expliqué à Bruxelles.

Depuis 2020, la plupart des régimes arabes du Golfe et du Maghreb ont abandonné les Palestiniens à leur triste sort. Ils ont été embrigadés par le camp des US et des IS ("accords dit d'Abraham", ce prophète doit se retourner dans sa tombe). Tous les descendants d'Abraham ont le droit de vivre en paix ! Les droits bibliques ne sont pas l'apanage des Hébreux. 

Voici, en 7 tableaux, l'état de la reconnaissance de l'Etat d'Israël et de l'Etat de Palestine. Ce rapprochement, vous ne le trouverez nulle part. C'est une création personnelle.





 
















jeudi 8 décembre 2016

A part ça, la vie continue en Cisjordanie…




On se demande des fois comment le monde est aveuglé par un immense brouillard politico-médiatique. Et que, dans ce même monde, l’on s’interroge pourquoi tel ou tel Palestinien en vienne, des fois, à commettre des actes de violences « inexplicables »… Pourtant, il ne faut pas chercher loin pour comprendre les ressorts de tels actes.
L’actualité nous en donne la preuve aujourd’hui. Le quotidien français Libération lui consacre une page entière (*). Des terres palestiennes en Cisjordanie, donc hors du territoire israélien et des colonies « légalisées », ont été occupées par des extrémistes juifs deuis une vingtaine d’années. En toute impunité, jusqu’à présent. Ces terres se trouvent sur trois villages qui forment un triangle, Silwad, Taybeh et Ein Yabroud, distants d’environ 12 km de Ramallah, la capitale administrative de la Palestine. Ces trois villages, peuplés d’à peu près 10 000 habitants, sont confrontés à une colonie « sauvage » de 200 habitants, la colonie d’Amona.
La justice israélienne vient, une nouvelle fois, de lui enjoindre de quitter les lieux avant le 25 décembre 2016. Mais, le gouvernement israélien qui ne l’y avait pas obligé auparavant le ferait-il cette fois ?   Il est permis d’en douter.
Ces Palestiniens, victimes de la spoliation de leurs terres, sont assistés dans leurs procédures (plaintes) par d’autres Israéliens, des hommes justes et courageux, qui travaillent au sein de l’association Yesh-Din (http://www.yesh-din.org/en/). Ils ne le sont pas par la présidence de l’Autorité palestinienne, ni par les « frères » arabes… Mahmoud Abbas, 81 ans, est plus préoccupé par sa réélection à la tête du Fatah et son maintien à la tête de l’Autorité, dont il est président depuis 2005 (son mandat était échu en 2009, donc il a été renouvelé de facto).
Quant aux autorités législatives israéliennes, elles sont en train de concocter une nouvelle loi qui va empêcher dorénavant les Palestiniens spoliés de déposer plainte auprès des tribunaux israéliens. Ces Palestiniens n’auront plus le choix, une fois leurs terres occupées, que de les vendre avec une indemnisation pouvant atteindre 125 % de leur valeur.
On revient ainsi aux pratiques de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècles quand, sous l’occupation britannique, des Palestiniens, inconscients ou avides, vendaient à tour de bras leurs terres aux « pionniers juifs ». C’était le début du « mouvement sioniste » dont l’objectif était d’acheter le maximum de terres  afin de constituer «le territoire de la nation future »… La suite, vous la connaissez.
L’Etat d’Israël existe bel et bien. Personne ne le conteste plus, sauf de rares extrémistes palestiniens et… juifs. Mais, pourquoi faut-il que l’injustice se poursuit jusqu’aux terres situées en dehors de l’Etat. A moins que les frontières de cet Etat soient extensibles à souhait !
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(*) http://www.liberation.fr/planete/2016/12/07/israel-dans-les-colonies-de-cisjordanie-la-spoliation-s-accelere_1533739
lire aussi : le journa en ligne Médiapart :

Et l’hebdomadaire Le Point :