jeudi 8 décembre 2016

A part ça, la vie continue en Cisjordanie…




On se demande des fois comment le monde est aveuglé par un immense brouillard politico-médiatique. Et que, dans ce même monde, l’on s’interroge pourquoi tel ou tel Palestinien en vienne, des fois, à commettre des actes de violences « inexplicables »… Pourtant, il ne faut pas chercher loin pour comprendre les ressorts de tels actes.
L’actualité nous en donne la preuve aujourd’hui. Le quotidien français Libération lui consacre une page entière (*). Des terres palestiennes en Cisjordanie, donc hors du territoire israélien et des colonies « légalisées », ont été occupées par des extrémistes juifs deuis une vingtaine d’années. En toute impunité, jusqu’à présent. Ces terres se trouvent sur trois villages qui forment un triangle, Silwad, Taybeh et Ein Yabroud, distants d’environ 12 km de Ramallah, la capitale administrative de la Palestine. Ces trois villages, peuplés d’à peu près 10 000 habitants, sont confrontés à une colonie « sauvage » de 200 habitants, la colonie d’Amona.
La justice israélienne vient, une nouvelle fois, de lui enjoindre de quitter les lieux avant le 25 décembre 2016. Mais, le gouvernement israélien qui ne l’y avait pas obligé auparavant le ferait-il cette fois ?   Il est permis d’en douter.
Ces Palestiniens, victimes de la spoliation de leurs terres, sont assistés dans leurs procédures (plaintes) par d’autres Israéliens, des hommes justes et courageux, qui travaillent au sein de l’association Yesh-Din (http://www.yesh-din.org/en/). Ils ne le sont pas par la présidence de l’Autorité palestinienne, ni par les « frères » arabes… Mahmoud Abbas, 81 ans, est plus préoccupé par sa réélection à la tête du Fatah et son maintien à la tête de l’Autorité, dont il est président depuis 2005 (son mandat était échu en 2009, donc il a été renouvelé de facto).
Quant aux autorités législatives israéliennes, elles sont en train de concocter une nouvelle loi qui va empêcher dorénavant les Palestiniens spoliés de déposer plainte auprès des tribunaux israéliens. Ces Palestiniens n’auront plus le choix, une fois leurs terres occupées, que de les vendre avec une indemnisation pouvant atteindre 125 % de leur valeur.
On revient ainsi aux pratiques de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècles quand, sous l’occupation britannique, des Palestiniens, inconscients ou avides, vendaient à tour de bras leurs terres aux « pionniers juifs ». C’était le début du « mouvement sioniste » dont l’objectif était d’acheter le maximum de terres  afin de constituer «le territoire de la nation future »… La suite, vous la connaissez.
L’Etat d’Israël existe bel et bien. Personne ne le conteste plus, sauf de rares extrémistes palestiniens et… juifs. Mais, pourquoi faut-il que l’injustice se poursuit jusqu’aux terres situées en dehors de l’Etat. A moins que les frontières de cet Etat soient extensibles à souhait !
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(*) http://www.liberation.fr/planete/2016/12/07/israel-dans-les-colonies-de-cisjordanie-la-spoliation-s-accelere_1533739
lire aussi : le journa en ligne Médiapart :

Et l’hebdomadaire Le Point :



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