On se demande des fois comment le monde est aveuglé par un
immense brouillard politico-médiatique. Et que, dans ce même monde, l’on
s’interroge pourquoi tel ou tel Palestinien en vienne, des fois, à commettre des
actes de violences « inexplicables »… Pourtant, il ne faut pas
chercher loin pour comprendre les ressorts de tels actes.
L’actualité nous en donne la preuve aujourd’hui. Le
quotidien français Libération lui consacre une page entière
(*). Des terres palestiennes en Cisjordanie, donc hors du territoire israélien
et des colonies « légalisées », ont été occupées par des extrémistes
juifs deuis une vingtaine d’années. En toute impunité, jusqu’à présent. Ces
terres se trouvent sur trois villages qui forment un triangle, Silwad, Taybeh
et Ein Yabroud, distants d’environ 12 km de Ramallah, la capitale
administrative de la Palestine. Ces trois villages, peuplés d’à peu près
10 000 habitants, sont confrontés à une colonie « sauvage » de
200 habitants, la colonie d’Amona.
La justice israélienne vient, une nouvelle fois, de lui
enjoindre de quitter les lieux avant le 25 décembre 2016. Mais, le gouvernement
israélien qui ne l’y avait pas obligé auparavant le ferait-il cette
fois ? Il est permis d’en douter.
Ces Palestiniens, victimes de la spoliation de leurs
terres, sont assistés dans leurs procédures (plaintes) par d’autres Israéliens,
des hommes justes et courageux, qui travaillent au sein de l’association
Yesh-Din (http://www.yesh-din.org/en/). Ils ne le sont pas par la
présidence de l’Autorité palestinienne, ni par les « frères » arabes…
Mahmoud Abbas, 81 ans, est plus préoccupé par sa réélection à la tête du Fatah
et son maintien à la tête de l’Autorité, dont il est président depuis 2005 (son
mandat était échu en 2009, donc il a été renouvelé de facto).
Quant aux autorités législatives israéliennes, elles sont
en train de concocter une nouvelle loi qui va empêcher dorénavant les
Palestiniens spoliés de déposer plainte auprès des tribunaux israéliens. Ces
Palestiniens n’auront plus le choix, une fois leurs terres occupées, que de les
vendre avec une indemnisation pouvant atteindre 125 % de leur valeur.
On revient ainsi aux pratiques de la fin du XIXe siècle et
du début du XXe siècles quand, sous l’occupation britannique, des Palestiniens,
inconscients ou avides, vendaient à tour de bras leurs terres aux « pionniers
juifs ». C’était le début du « mouvement sioniste » dont
l’objectif était d’acheter le maximum de terres
afin de constituer «le territoire de la nation future »… La
suite, vous la connaissez.
L’Etat d’Israël existe bel et bien. Personne ne le
conteste plus, sauf de rares extrémistes palestiniens et… juifs. Mais, pourquoi
faut-il que l’injustice se poursuit jusqu’aux terres situées en dehors de
l’Etat. A moins que les frontières de cet Etat soient extensibles à souhait !
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(*) http://www.liberation.fr/planete/2016/12/07/israel-dans-les-colonies-de-cisjordanie-la-spoliation-s-accelere_1533739
lire aussi : le journa en ligne Médiapart :
Et l’hebdomadaire Le Point :
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