Moi, Tunisien
Je ne me reconnais pas dans ces bâtards
Qui sèment la terreur
Au hasard
Qui croient provoquer la peur.
Moi, Berlinois
Je refuse de pardonner
A ces crapules sans cervelle
Sans pitié
Je leur souhaite un enfer éternel.
Moi, Parisien
Je suis toujours révulsé par ces attentats
Qui sont passés mais pas effacés
On leur a ouvert les bras
Mais ces aveugles ont tiré.
Moi, Niçois
Je dénonce toutes ces complicités
Ces silences approbateurs
Par ignorance ou par affinités
Tous n’ont rien à espérer du Rédempteur.
Moi, Turc
Je suis atterré par ces actes
Inhumains
Ils ont conclu un pacte
Avec le Diable sans fin.
Moi, Syrien
La barbarie a atteint son comble
De tous les côtés
Ils ont tué et saccagé, ensemble
Un crime contre l’Humanité…
Moi, Irakien
Au pays du Tigre et l’Euphrate
Tout a basculé
Une marre de sang écarlate
Saddam et suite, tous des cinglés !
Moi, Palestinien
Je suis né sur une terre
Bénie des Dieux, paraît-il ?
Deux mille ans après, le tonnerre
Des revenants, semble-t-il ?
Moi, Africain
Je condamne avec toute fermeté
Ces énergumènes sans racine
Et sans identité
Qu’ils se noient dans leurs latrines.
Moi, Terrien
Je dénonce ces injustices
D’où qu’elles viennent
Les auteurs et leurs complices
Monarques, Présidents, Califes, Imams… balivernes !
Rester au pouvoir, c’est leur dernier caprice
Ces gens nous gouvernent
Nous manipulent et nous trahissent
Ils nourrissent les mauvaises graines
Ces pseudo-graines grandissent et nous haïssent
Trop vite elles deviennent
Des chacals, des loups qui sévissent
Ici et là sans gêne
Ce jeu de la mort n’est malheureusement pas factice
Le monde devient de
plus en plus schizophrène
Que les forces du Bien s’unissent
Face à la terreur d’où qu’elle vienne.
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