On ne construit pas la Tunisie ni le monde avec des "si", mais on peut s'interroger sur le destin des hommes... Ben Ali était mariée à Naïma, la fille du général Kéfi (depuis 1964). Son père - le général Kéfi - appréciait l'officier Ben Ali. Il avait obligé sa fille à l'épouser. Naïma le trouvait basané et laid, elle était bourgeoise et Ben Ali vient de la plèbe (populaire). Ben Ali était appelé par sa propre mère (c'est elle qui me l'avait dit en novembre 1987) qu'elle le surnommait : "ya lazreg" (à cause de son teint bleu-noir, qui a blanchi depuis).
Bref, Ben Ali épousa Naïma malgré elle. Mais il le lui reprochera toute sa vie. Pire, Naïma ne lui donna que trois filles : Ghazoua (qui se mariera à Slim Zarrouk), Dorsaf (à Slim Chiboub) et Cyrine (à Marwane Mabrouk). Ben Ali voulait un garçon !
Mais Ben Ali était connu pour ses escapades noctures. C'était un coureur de jupon après minuit.
Grâce à son statut de flic, il passait - avec ses amis - d'une fille à l'autre, d'une orgie à l'autre : il aimait le champagne rosé, selon l'une de ses maîtresses. Certains Tunisiens le savaient : la nuit, ils entendaient les sirènes hurlantes des voitures de police (Ben Ali n'était pas discret), quand il venait rendre visite à l'une de ses maîtresses ou festoyer avec ses amis.
Naïma ne disait rien. Elle se morfondait et s'occuper de l'éducation de ses filles. Que pouvait-elle faire ?
Mais au début des années 80, BA tomba follement amoureux de Leïla (why not !), qu'un de ses amis lui a présentée. Elle était, aux yeux de Ben Ali, blanche de peau, très belle, très fine (d'où l'appellation que les Tunisiens lui donnaient : Leïla Jean. Ben Ali lui a offert une mini voiture Fiat "Rose". Pourquoi ? Pour que les flics ne l'arrêtent pas. C'était la seule voiture "rose" de La Marsa.
Leïla l'a suivi partout dans ses éloignements (quand Bourguiba n'était pas content de lui) en Pologne et au Maroc, comme attaché militaire ou ambassadeur. Ce sont les émeutes du pain (1984) qui l'ont fait revenir : Wassila pensait qu'il était l'homme de la situation (pour réprimer le Peuple et les Islamistes). Depuis, il fera une ascension fulgurante : directeur de la sureté, ministre, ministre d'Etat, Premier ministre...
Bourguiba, l'homme le plus intègre de la Tunisie, a pris conscience trop tard : de la corruption (il divorça de Wassila en 1986, quel courage !) et ensuite de la trahison de Ben Ali. Quand il décida de le virer, Saida Sassi (l'indic de Ben Ali au sein du palais) a informé Zine que Bourguiba allait le remplacer... C'est ainsi que Zine poussé par ses compagnons (l'Histoire le dira un jour) accepta de renverser Bourguiba dans la nuit du 6 au 7 novembre 1987. Au cours de la nuit, il a eu tellement peur (de Bourguiba) qu'il voulait renoncer. Mais ses compagnons l'ont retenu... Et le coup a réussi. BA est devenu président.
Au fil des années, Zine a éliminé un à un ses compagnons : Hédi Baccouche, Habib Ammar, Abdelhamid Escheikh sans oublier Kamel Eltaïef, son ami intime et ennemi n° 1 de Leïla. Kamel n'était pas d'accord avec lui sur son mariage avec Leïla. Il lui disait : garde la comme maîtresse, mais ne l'épouse pas... Mais l'amour est, dit-on, aveugle...
Hélas, cet amour a couté très cher à la Tunisie. Car la corruption organisée par Leïla et sa famille s'était rajoutée à celle des Ben Ali (Hayet,Naïma, Kaïs, etc...). Deux vastes clans ont pillé la Tunisie comme ils le voulaient jusqu'au 14 janvier 2011.
Certains ont pensé que si Zine avait comme Bourguiba divorcé de Leïla en temps voulu il n'aurait pas subi le sort qu'il a connu...
Je pense que sans Leïla, Ben Ali aurait probablement respecté sa promesse de faire trois mandats à la Présidence, et pas plus. Il aurait ainsi quitté le pouvoir dignement en 2004. Mais la voracité de Leïla et de son clan l'ont enfermé dans un cercle vicieux duquel il ne pouvait plus s'en sortir sans risquer sa propre vie. Leïla avait elle même son propre dessein : gouverner la Tunisie après Ben Ali. Ses éminences noires - les Raspoutines - Abdelwaheb Abdallah et Ben Dhia - travaillaient sur l'échafaudage d'un plan de succession. J'espère qu'un jour les langues se délieront.
Mais on ne refait ni les hommes, ni les femmes et encore moins l'histoire avec des "si".
Bref, Ben Ali épousa Naïma malgré elle. Mais il le lui reprochera toute sa vie. Pire, Naïma ne lui donna que trois filles : Ghazoua (qui se mariera à Slim Zarrouk), Dorsaf (à Slim Chiboub) et Cyrine (à Marwane Mabrouk). Ben Ali voulait un garçon !
Mais Ben Ali était connu pour ses escapades noctures. C'était un coureur de jupon après minuit.
Grâce à son statut de flic, il passait - avec ses amis - d'une fille à l'autre, d'une orgie à l'autre : il aimait le champagne rosé, selon l'une de ses maîtresses. Certains Tunisiens le savaient : la nuit, ils entendaient les sirènes hurlantes des voitures de police (Ben Ali n'était pas discret), quand il venait rendre visite à l'une de ses maîtresses ou festoyer avec ses amis.
Naïma ne disait rien. Elle se morfondait et s'occuper de l'éducation de ses filles. Que pouvait-elle faire ?
Mais au début des années 80, BA tomba follement amoureux de Leïla (why not !), qu'un de ses amis lui a présentée. Elle était, aux yeux de Ben Ali, blanche de peau, très belle, très fine (d'où l'appellation que les Tunisiens lui donnaient : Leïla Jean. Ben Ali lui a offert une mini voiture Fiat "Rose". Pourquoi ? Pour que les flics ne l'arrêtent pas. C'était la seule voiture "rose" de La Marsa.
Leïla l'a suivi partout dans ses éloignements (quand Bourguiba n'était pas content de lui) en Pologne et au Maroc, comme attaché militaire ou ambassadeur. Ce sont les émeutes du pain (1984) qui l'ont fait revenir : Wassila pensait qu'il était l'homme de la situation (pour réprimer le Peuple et les Islamistes). Depuis, il fera une ascension fulgurante : directeur de la sureté, ministre, ministre d'Etat, Premier ministre...
Bourguiba, l'homme le plus intègre de la Tunisie, a pris conscience trop tard : de la corruption (il divorça de Wassila en 1986, quel courage !) et ensuite de la trahison de Ben Ali. Quand il décida de le virer, Saida Sassi (l'indic de Ben Ali au sein du palais) a informé Zine que Bourguiba allait le remplacer... C'est ainsi que Zine poussé par ses compagnons (l'Histoire le dira un jour) accepta de renverser Bourguiba dans la nuit du 6 au 7 novembre 1987. Au cours de la nuit, il a eu tellement peur (de Bourguiba) qu'il voulait renoncer. Mais ses compagnons l'ont retenu... Et le coup a réussi. BA est devenu président.
Au fil des années, Zine a éliminé un à un ses compagnons : Hédi Baccouche, Habib Ammar, Abdelhamid Escheikh sans oublier Kamel Eltaïef, son ami intime et ennemi n° 1 de Leïla. Kamel n'était pas d'accord avec lui sur son mariage avec Leïla. Il lui disait : garde la comme maîtresse, mais ne l'épouse pas... Mais l'amour est, dit-on, aveugle...
Hélas, cet amour a couté très cher à la Tunisie. Car la corruption organisée par Leïla et sa famille s'était rajoutée à celle des Ben Ali (Hayet,Naïma, Kaïs, etc...). Deux vastes clans ont pillé la Tunisie comme ils le voulaient jusqu'au 14 janvier 2011.
Certains ont pensé que si Zine avait comme Bourguiba divorcé de Leïla en temps voulu il n'aurait pas subi le sort qu'il a connu...
Je pense que sans Leïla, Ben Ali aurait probablement respecté sa promesse de faire trois mandats à la Présidence, et pas plus. Il aurait ainsi quitté le pouvoir dignement en 2004. Mais la voracité de Leïla et de son clan l'ont enfermé dans un cercle vicieux duquel il ne pouvait plus s'en sortir sans risquer sa propre vie. Leïla avait elle même son propre dessein : gouverner la Tunisie après Ben Ali. Ses éminences noires - les Raspoutines - Abdelwaheb Abdallah et Ben Dhia - travaillaient sur l'échafaudage d'un plan de succession. J'espère qu'un jour les langues se délieront.
Mais on ne refait ni les hommes, ni les femmes et encore moins l'histoire avec des "si".
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