J'ai fait une analyse globale de la situation économique et politique de la Tunisie en 2001. Le système Ben Ali est arrivé à une impasse. Ce que je proposais alors - lire la fin de mon article - a été réalisé en 2010 grâce à la révolution des Jeunes et des Vieux (Ech-chabab wa Ech-chiab). Si Ben Ali avait écouté... Mais, à l'époque, il avait choisi de censurer Jeune Afrique (en limitant la diffusion du journal). Ce fichier est disponible en pages PDF (je l'envoie à celui ou celle qui me le demandera par mail). Rappel : j'ai quitté Jeune Afrique le 31 octobre 2010.
Ces textes que je rédige et que je partage avec vous me sont inspirés par l'actualité du monde qui nous (vous) entoure, sans frontières. "Bon à savoir", c'est le titre d'une rubrique de presse que j'avais utilisé quand j'étais journaliste (1975-2010). C'était un espace libre où je parlais de tout. Je le reprends aujourd'hui, avec l'espoir de susciter la curiosité, la votre et la mienne ! Après une longue absence, je reprends l'activité sur ce Blog à partir de janvier 2026.
dimanche 30 janvier 2011
mercredi 26 janvier 2011
Pour une Charte de la Révolution
J'invite tous les jeunes qui ont participé à cette Révolution à rédiger une Charte de la Révolution. Pourquoi ? Pour préserver les idéaux de la Révolution : liberté, égalité, fraternité, laïcité. Et pour favoriser un retour au civisme. Du temps de l'ancien régime, les valeurs les plus élémentaires ont été bafouées : non respect de l'autre, non respect de la loi, non respect du bien public. A cela s'ajoutaient le mensonge, la tricherie, l'escroquerie...
La Charte sera écrite par les jeunes "en direct" via Internet (Facebook, Twitter...). Elle pourra être enrichie au fur et à mesure. Elle mettra le retour au "civisme" à la tête des priorités. Que signifie le civisme ? Faire la queue pour attendre son tour devant un guichet, dans une boulangerie, etc.; S'interdire de dire de gros mots en public; Ne pas jeter du plastique, un paquet de cigarettes, un pot de yaourt, etc., dans la rue ou à travers la vitre d'une voiture... Respecter son environnement public comme on respecterait son propre intérieur.
Une des manifestations de la vie post-14 janvier est la liberté. Mais liberté ne rime pas avec anarchie. Face au vide laissé par les agents de police et les agents municipaux, certains Tunisiens ont fait preuve d'un égoïsme sans limite : non respect des règles élémentaires de la vie en commun, construction ultra-rapide sans permis de construire, commerce informel deux fois plus répandue qu'avant (vente sur le trottoir de produits alimentaires, vente de carburants...). Ces pratiques informelles risquent de s'incruster dans la vie de tous les jours, ce qui est nuisible au secteur formel : les magasins qui ont des employés, qui paient des taxes et autres charges... Ces petites entreprises risquent de mourir. Qui va perdre ? Nous, tous les Tunisiens, la Tunisie.
Une Charte civique peut donc appeler au boycott des anarchistes, de ceux qui appellent au régionalisme étriqué, aux grèves sans motifs clairs. Il ne s'agit pas d'interdire les étals justifiés dans certains endroits - places de marché, et autres lieux autorisés - il s'agit de ne pas transformer notre pays en un vaste marché noir, non réglementé, non sécurisé. Si on laisse faire aujourd'hui les vendeurs ambulants de carburants, demain on aura des médicaments en vente sur le trottoir. Attention, trop de liberté tue la liberté. Le dicton dit que la liberté s'arrête au bout du nez, quand commence celle de l'autre.
La rédaction de cette Charte globale de la vie citoyenne ne doit pas venir d'en haut. Mais des jeunes, de la base. On se donne des valeurs à respecter, des règles de conduite. A vos plumes donc !
La Charte sera écrite par les jeunes "en direct" via Internet (Facebook, Twitter...). Elle pourra être enrichie au fur et à mesure. Elle mettra le retour au "civisme" à la tête des priorités. Que signifie le civisme ? Faire la queue pour attendre son tour devant un guichet, dans une boulangerie, etc.; S'interdire de dire de gros mots en public; Ne pas jeter du plastique, un paquet de cigarettes, un pot de yaourt, etc., dans la rue ou à travers la vitre d'une voiture... Respecter son environnement public comme on respecterait son propre intérieur.
Une des manifestations de la vie post-14 janvier est la liberté. Mais liberté ne rime pas avec anarchie. Face au vide laissé par les agents de police et les agents municipaux, certains Tunisiens ont fait preuve d'un égoïsme sans limite : non respect des règles élémentaires de la vie en commun, construction ultra-rapide sans permis de construire, commerce informel deux fois plus répandue qu'avant (vente sur le trottoir de produits alimentaires, vente de carburants...). Ces pratiques informelles risquent de s'incruster dans la vie de tous les jours, ce qui est nuisible au secteur formel : les magasins qui ont des employés, qui paient des taxes et autres charges... Ces petites entreprises risquent de mourir. Qui va perdre ? Nous, tous les Tunisiens, la Tunisie.
Une Charte civique peut donc appeler au boycott des anarchistes, de ceux qui appellent au régionalisme étriqué, aux grèves sans motifs clairs. Il ne s'agit pas d'interdire les étals justifiés dans certains endroits - places de marché, et autres lieux autorisés - il s'agit de ne pas transformer notre pays en un vaste marché noir, non réglementé, non sécurisé. Si on laisse faire aujourd'hui les vendeurs ambulants de carburants, demain on aura des médicaments en vente sur le trottoir. Attention, trop de liberté tue la liberté. Le dicton dit que la liberté s'arrête au bout du nez, quand commence celle de l'autre.
La rédaction de cette Charte globale de la vie citoyenne ne doit pas venir d'en haut. Mais des jeunes, de la base. On se donne des valeurs à respecter, des règles de conduite. A vos plumes donc !
lundi 24 janvier 2011
La révolution vue de Sousse
Sousse, le 24 janvier
Après le couvre-feu, la loi interdit de circuler. En théorie. Vu de mes propres yeux, plusieurs véhicules bravent le couvre-feu en circulant après 20h00. Certains, par nécessité de service, ne veulent pas dormir sur leur lieu de travail. Exemple : dans un aéroport qui reçoit des avions après 20h00, des employés ne veulent pas passer la nuit sur les bancs de l'aérogare où tous les services de restauration sont fermés. Ils quittent donc l'aéroport au risque de leur vie, mais ils sont tranquilles : les soldats sont des gentils ! Effectivement, les soldats qui tiennent les barrages de contrôle sur la route arrêtent tous les véhicules. Ils vous demandent de vous arrêter. Ils vous saluent, contrôlent votre coffre et vos papiers et vous disent "bonne route".
Les routes sont calmes, pas le moindre coup de feu. Les bandes, armées et payées par l'ancien régime, ont déguerpi. Certaines se terrent encore, mais jusqu'à quand ?
Le jour, la vie reprend son rythme normal. Les embouteillages aux carrefours (sans flics pour contrôler), les gens qui marchent partout, sur le trottoir et sur la chaussée. Normal. Jusqu'à environ 10h00. Après, les routes s'animent d'une manière inédite (jamais vue du temps de Zinochet) : des petits groupes de manifestants, avec des feuilles de papier en guise de pancartes, des banderolles, continuent à s'exprimer en toute liberté. "RCD dégage"... Liberté, Non à la confiscation (par qui ?) de la Révolution... Les manifs sont un peu partout, au quartier Er-Riadh, à Khezama, au Souk el-Ahad... Personne ne les réprime. Ils parlent, ils crient... Mais qui les écoutent.
Des témoins occulaires vous racontent l'avant et l'après 14 janvier. Un médecin me raconte avoir vu autour de Carrefour Market (sur la GP1, à Khezama), trois jours avant le 14, trois voitures de location qui faisaient le gué. Leurs passagers entraient et sortaient du magasin sans aucun achat. C'est du repérage. Le soir du 14 janvier, juste après l'annonce du départ de Zinochet, deux des trois voitures sont revenues : huit passagers sont descendus. Ils ont pris des pneus et les ont brûlé devant le magasin. Quand le feu a bien pris et que la fumée a envahi les lieux, ils ont cassé les vitres du magasin, sont entrés et ont commencé le saccage, des produits étaient jetés dehors. Puis, ils sont sortis sans rien prendre, laissant aux autres le soin de piller...
Effectivement, ce n'est que par la suite que des gens ordinaires sont venus piquer autant que possible, qui un fer à repasser, une machine à laver, un téléviseur, des produits de consommation courante. Les casseurs sont probablement partis ailleurs - Monoprix, Promogros, Tunisair (pourquoi ?), etc. - pour éventrer des vitrines. Ils ont opérés de la même manière sur les villas et entrepôts de la famille de Ben Ali, les Hayet et Cie. C'est ce qu'on appelle "la politique de la terre brûlée" : on ne laisse rien au peuple (ennemi), ni biens, ni traces, mais des cendres...
Plus tard dans la nuit du 14 au 15, les sbires de Zinochet ont semé la panique dans divers quartiers de la ville. Dans la rue des Orangers, les tirs se sont poursuivis plusieurs heures entre trois groupes. On ne sait qui tirait contre qui. Les soldats contre des soldats ou contre des milices ? La nuit était noire. Mais on ne déplore pas de victimes. Les tireurs voulaient semer la terreur. Même dans les cités populaires, comme Er-Riadh ou Ez-Zouhour... On n'a pas touché aux hôtels, bien gardés par l'armée.
Hayet, la soeur de Ben Ali est en fuite. Kaïs, le neveu, a été arrêté. Leurs biens pillés. Leur temps est fini. Mais quid de leurs hommes de main ? Et de leurs nombreux biens immobiliers ? Et, enfin, de leur jugement sur terre ?
Après le couvre-feu, la loi interdit de circuler. En théorie. Vu de mes propres yeux, plusieurs véhicules bravent le couvre-feu en circulant après 20h00. Certains, par nécessité de service, ne veulent pas dormir sur leur lieu de travail. Exemple : dans un aéroport qui reçoit des avions après 20h00, des employés ne veulent pas passer la nuit sur les bancs de l'aérogare où tous les services de restauration sont fermés. Ils quittent donc l'aéroport au risque de leur vie, mais ils sont tranquilles : les soldats sont des gentils ! Effectivement, les soldats qui tiennent les barrages de contrôle sur la route arrêtent tous les véhicules. Ils vous demandent de vous arrêter. Ils vous saluent, contrôlent votre coffre et vos papiers et vous disent "bonne route".
Les routes sont calmes, pas le moindre coup de feu. Les bandes, armées et payées par l'ancien régime, ont déguerpi. Certaines se terrent encore, mais jusqu'à quand ?
Le jour, la vie reprend son rythme normal. Les embouteillages aux carrefours (sans flics pour contrôler), les gens qui marchent partout, sur le trottoir et sur la chaussée. Normal. Jusqu'à environ 10h00. Après, les routes s'animent d'une manière inédite (jamais vue du temps de Zinochet) : des petits groupes de manifestants, avec des feuilles de papier en guise de pancartes, des banderolles, continuent à s'exprimer en toute liberté. "RCD dégage"... Liberté, Non à la confiscation (par qui ?) de la Révolution... Les manifs sont un peu partout, au quartier Er-Riadh, à Khezama, au Souk el-Ahad... Personne ne les réprime. Ils parlent, ils crient... Mais qui les écoutent.
Des témoins occulaires vous racontent l'avant et l'après 14 janvier. Un médecin me raconte avoir vu autour de Carrefour Market (sur la GP1, à Khezama), trois jours avant le 14, trois voitures de location qui faisaient le gué. Leurs passagers entraient et sortaient du magasin sans aucun achat. C'est du repérage. Le soir du 14 janvier, juste après l'annonce du départ de Zinochet, deux des trois voitures sont revenues : huit passagers sont descendus. Ils ont pris des pneus et les ont brûlé devant le magasin. Quand le feu a bien pris et que la fumée a envahi les lieux, ils ont cassé les vitres du magasin, sont entrés et ont commencé le saccage, des produits étaient jetés dehors. Puis, ils sont sortis sans rien prendre, laissant aux autres le soin de piller...
Effectivement, ce n'est que par la suite que des gens ordinaires sont venus piquer autant que possible, qui un fer à repasser, une machine à laver, un téléviseur, des produits de consommation courante. Les casseurs sont probablement partis ailleurs - Monoprix, Promogros, Tunisair (pourquoi ?), etc. - pour éventrer des vitrines. Ils ont opérés de la même manière sur les villas et entrepôts de la famille de Ben Ali, les Hayet et Cie. C'est ce qu'on appelle "la politique de la terre brûlée" : on ne laisse rien au peuple (ennemi), ni biens, ni traces, mais des cendres...
Plus tard dans la nuit du 14 au 15, les sbires de Zinochet ont semé la panique dans divers quartiers de la ville. Dans la rue des Orangers, les tirs se sont poursuivis plusieurs heures entre trois groupes. On ne sait qui tirait contre qui. Les soldats contre des soldats ou contre des milices ? La nuit était noire. Mais on ne déplore pas de victimes. Les tireurs voulaient semer la terreur. Même dans les cités populaires, comme Er-Riadh ou Ez-Zouhour... On n'a pas touché aux hôtels, bien gardés par l'armée.
Hayet, la soeur de Ben Ali est en fuite. Kaïs, le neveu, a été arrêté. Leurs biens pillés. Leur temps est fini. Mais quid de leurs hommes de main ? Et de leurs nombreux biens immobiliers ? Et, enfin, de leur jugement sur terre ?
samedi 22 janvier 2011
Débat sur la radio française BFM : Tunisie
La Révolution est sur toutes les lèvres, les journaux, les télés et les radios. J'ai participé à un débat organisé par la radio BFM (94.6 FM) diffusé le samedi 22 à 9h, et rediffusé le dimanche à 8h00. Durée : 1 heure.
Voici le lien :
Power to the People III, suite et fin
Autres exemples de dictateurs qui ont été déchus ou renvoyés par le Peuple.
- Le général chilien Augusto Pinochet - d'où le surnom Zinochet donné à notre dictateur- a gouverné le Chili d'une main de fer entre 1973 et 1990. Il a été obligé de céder le pouvoir le 11 mars 1990, pour devenir sénateur à vie. Lors d'un voyage à Londres, il est arrêté en novembre 1998 suite à une plainte déposée contre lui pour "génocide, terrorisme et tortures". Il restera en état d'arrestation jusqu'à sa libération pour raison de santé en mars 2000 (85 ans). Il mourra de mort naturelle le 10 décembre 2006, avant le jugement.
- Le général soudanais Gaafar Nimeiri : il règnera sur le Soudan de 1969 jusqu'à sa chute (coup d'Etat militaire) en mai 1985. On le laisse partir en exil au Caire. Très malade, on le laisse mourir au pays, où il revient en 1999. Il mourra le 30 mai 2009.
- Le dictateur communiste Enver Hodja gardera le pouvoir très longtemps (de 1945), obligeant son pays à vivre en autarcie, isolé du monde. Il ne quittera que le jour de sa mort, le 11 avril 1985, laissant l'Albanie dans un état délabré.
- Le dictateur "fou et sanguinaire" Idi Amin Dada mènera l'Ouganda à la ruine, de 1971 à 1979. Sa dernière folie, inspirée et soutenue par Kaddafi, est d'envahir son voisin, la Tanzanie. Plus forte que lui, la Tanzanie mobilise les Ougandais en exil et oblige Idi Amin à la fuite, le 11 avril 1979. Il reste quelque temps en Libye, puis il trouve refuge - comme Ben Ali - en Arabie saoudite. Peu avant sa mort, son épouse demande l'autorisation de rentrer en Ouganda... Refus, même mourant, il doit être jugé, lui répond-on. Il mourra ainsi à Djeddah, le 16 août 2003.
La liste des dictateurs déchus est longue : Mengistu (Ethiopie), Mobutu (Zaïre), Staline (URSS), Kim il-Sung (Corée du nord), Niyazov (Turkménistan)... Ben Ali ne s'est pas inspiré de l'Histoire pour mener à bien la transition après Bourguiba. Il a préféré s'enrichir lui et sa famille sur le dos des Tunisiens.
jeudi 20 janvier 2011
Power to the People II
Donc, je disais que Ben Ali n'a rien appris de l'Histoire.
Regardez le cas de Ferdinand et de Imelda Marcos, Président et Présidente des Philippines. Au pouvoir depuis le 30-12-1965, Ferdinand et son épouse ont été renvoyés par le mouvement populaire "Power to the People" le 25 février 1986. Après un peu plus de 20 ans au pouvoir. Notre Ben Ali a gagné 3 ans de plus. Cela ne veut pas dire qu'il était plus intelligent que Marcos, non, cela veut dire que sa main mise sur les Tunisiens était totale : la vie ou la mort. Donc, notre peuple l'aima d'abord, coopéra avec lui ensuite, avant de le subir à 100 %. Mais je disais que sa fin était inéluctable. Un ou trois ans de plus, ce sont des secondes dans l'Histoire.
Marcos est mort trois ans après son renvoi, en 1989. Ben Ali était au summum de son pouvoir ! Aveugle.
Deuxième exemple : celui du général Jaruzelski, que Ben Ali avait connu lorsqu'il était ambassadeur chez lui.Le général (Ben Ali aussi était général, mais il n'a jamais commandé de troupes, un grade en papier) a régné sur la Pologne de 1981 à 1989. Il a su négocier son départ en 1990, laissant la place au leader syndicaliste Lech Walesa.
Troisième exemple, plus sanglant, celui du couple Ceaucescu, Nicolae et Elena, de Roumanie. Le couple régna de 1965 jusqu'à leur chute, le 25 décembre 1989. A la suite d'un procès à la va-vite, les deux ont été déclarés coupables de "génocide" et fusillés sur le champs. Zine et Leïla (qui ne se marieront qu'en 1992 et auront trois beaux enfants) étaient alors des amants éperdus l'un de l'autre, aveuglés par la passion, loin de penser à ce qui se passait en Roumanie...
Quatrième exemple, aussi frappant, celui de la famille Suharto, qui gouverna l'Indonésie comme la notre gouverna la Tunisie : aucun secteur économique n'échappait aux membres de la famille Suharto.
Leur règne dura trop longtemps : mars1967- mai1998. Contraint à la démission, suite à la crise financière asiatique (nous, c'est la crise économique mondiale, sic), mais surtout à la révolte des Jeunes (comme chez nous). Mais, après sa démission, sa famille a dû abandonner l'essentiel de sa fortune. Suharto mourut dix ans après, en 2008. Ben Ali ne s'en était même pas aperçu. Il se faisait réélire haut la main en 2009.
A suivre.
Regardez le cas de Ferdinand et de Imelda Marcos, Président et Présidente des Philippines. Au pouvoir depuis le 30-12-1965, Ferdinand et son épouse ont été renvoyés par le mouvement populaire "Power to the People" le 25 février 1986. Après un peu plus de 20 ans au pouvoir. Notre Ben Ali a gagné 3 ans de plus. Cela ne veut pas dire qu'il était plus intelligent que Marcos, non, cela veut dire que sa main mise sur les Tunisiens était totale : la vie ou la mort. Donc, notre peuple l'aima d'abord, coopéra avec lui ensuite, avant de le subir à 100 %. Mais je disais que sa fin était inéluctable. Un ou trois ans de plus, ce sont des secondes dans l'Histoire.
Marcos est mort trois ans après son renvoi, en 1989. Ben Ali était au summum de son pouvoir ! Aveugle.
Deuxième exemple : celui du général Jaruzelski, que Ben Ali avait connu lorsqu'il était ambassadeur chez lui.Le général (Ben Ali aussi était général, mais il n'a jamais commandé de troupes, un grade en papier) a régné sur la Pologne de 1981 à 1989. Il a su négocier son départ en 1990, laissant la place au leader syndicaliste Lech Walesa.
Troisième exemple, plus sanglant, celui du couple Ceaucescu, Nicolae et Elena, de Roumanie. Le couple régna de 1965 jusqu'à leur chute, le 25 décembre 1989. A la suite d'un procès à la va-vite, les deux ont été déclarés coupables de "génocide" et fusillés sur le champs. Zine et Leïla (qui ne se marieront qu'en 1992 et auront trois beaux enfants) étaient alors des amants éperdus l'un de l'autre, aveuglés par la passion, loin de penser à ce qui se passait en Roumanie...
Quatrième exemple, aussi frappant, celui de la famille Suharto, qui gouverna l'Indonésie comme la notre gouverna la Tunisie : aucun secteur économique n'échappait aux membres de la famille Suharto.
Leur règne dura trop longtemps : mars1967- mai1998. Contraint à la démission, suite à la crise financière asiatique (nous, c'est la crise économique mondiale, sic), mais surtout à la révolte des Jeunes (comme chez nous). Mais, après sa démission, sa famille a dû abandonner l'essentiel de sa fortune. Suharto mourut dix ans après, en 2008. Ben Ali ne s'en était même pas aperçu. Il se faisait réélire haut la main en 2009.
A suivre.
Power to the People I
La plus grande bêtise de Ben Ali (et de sa seconde épouse) est, outre leur soif des plaisirs matériels, d'être ignorant en matière Politique, avec grand P. Il ne sait pas que l'Histoire se répète. Et que le pouvoir revient toujours au Peuple, tôt ou tard.
Lui qui a dit avoir étudié à St Cyr et au Maryland (USA) - c'était en fait de simples stage de perfectionnement dans le Renseignement et l'électronique (transmission) - n'a pas consacré une seule minute à lire l'Histoire ou à apprendre par des prof qualifiés (sic), des obtus comme Abdelwaheb Abdallah, Abdallah Kallel ou Abdelaziz Ben Dhia (ils n'ont d'Allah que le nom et de Lumière que l'obscurité).
En fait, Zine (mais il n'est pas beau) a abandonné les cours du Lycée de Garçons de Sousse (LGS) bien avant le Bac (dans sa bio relookée, il s'est inventé un passé de militant indépendantiste, et prétend avoir été arrêté par la police française). Ses camarades de classe, dont certains sont vivants, pourront, j'espère, témoigner aujourd'hui en toute liberté : il était, en fait, le cancre de la classe. La preuve : dès qu'il a pris le pouvoir, au lendemain du funeste 7-11, il a envoyé des motards au LGS pour récupérer son dossier scolaire (je le tiens de source sûre). Pourquoi ? Pour que personne n'aille fouiner dedans !
Quant à son épouse Leïla, qu'on dit coiffeuse (elle ne l'était même pas, mais fréquenter des salons de coiffure, où l'on parlait sexe et amant), elle a voulu - après son mariage - apprendre. C'est légitime. Mais comment s'est-elle prise ? Avec des cours par correspondance, elle a obtenu sa maîtrise, etc. Les devoirs étaient faits par son maître en la matière Ben Dhia, ex prof et doyen de la Fac de Droit. Comme il a eu son doctorat à Toulouse, c'était plus facile avec ses relations à lui de donner à son étudiante en herbe, la Première Dame, tous les diplômes qu'elle voulait (il ne pourra plus aller jusqu'au doctorat, un titre dont elle rêvait). Elle voulait se faire ainsi un CV pour un jour briguer la succession de son mari. La succession, pourquoi pas, après tout. Elle obtenait tout ce qu'elle voulait sur un simple geste du doigt. Elle renvoyait qui elle voulait.
Donc, notre Président et Présidente étaient vraiment incultes. Pourtant, on pouvait croire que Ben Ali avait de l'expérience... Il a été attaché militaire à Rabat (puni et éloigné par Bourguiba parce qu'il était proche de Kaddafi, qui l'avait désigné ministre ou secrétaire d'Etat dans le premier gouvernement de l'Union Tuniso-libyenne avortée (Merci Hédi Nouira). Rappelez-vous l'accord mort-né de Djerba en janvier 1974. Ben Ali a été ensuite ambassadeur en Pologne (puni et éloigné une deuxième fois pour avoir failli à sa mission première de surveillance du Territoire national lors de l'infiltration du Commando de Gafsa, envoyé par... le même Kaddafi en 1980)...
Mais ce sont les émeutes du pain (décembre 1983-janvier 1984) qui le ramenèrent au bon souvenir de Wassila : elle a convaincu Bourguiba que Ben Ali était l'homme de la situation (un Homme Fort, disait-elle). Depuis, Ben Ali est revenu pour se venger. L'Histoire dira un jour qu'il était pour quelque chose dans les attentats et autres violences attribués aux Islamistes (du MTI).
En fait, plus il faisait peur à Bourguiba et plus Bourguiba lui accordait sa confiance, jusqu'à le nommer Premier ministre (et donc son successeur légal en cas d'empêchement, quelle inconscience !). Mais vu son âge, Bourguiba était une proie facile. Des médecins ont été obligés - contrairement à leur serment - de signer l'ordonnance disant que Bourguiba n'était plus capable, etc., etc. La suite on la connaît, en partie (je reviendrais, un jour, sur la nuit du 6 au 7-11).
A suivre.
Lui qui a dit avoir étudié à St Cyr et au Maryland (USA) - c'était en fait de simples stage de perfectionnement dans le Renseignement et l'électronique (transmission) - n'a pas consacré une seule minute à lire l'Histoire ou à apprendre par des prof qualifiés (sic), des obtus comme Abdelwaheb Abdallah, Abdallah Kallel ou Abdelaziz Ben Dhia (ils n'ont d'Allah que le nom et de Lumière que l'obscurité).
En fait, Zine (mais il n'est pas beau) a abandonné les cours du Lycée de Garçons de Sousse (LGS) bien avant le Bac (dans sa bio relookée, il s'est inventé un passé de militant indépendantiste, et prétend avoir été arrêté par la police française). Ses camarades de classe, dont certains sont vivants, pourront, j'espère, témoigner aujourd'hui en toute liberté : il était, en fait, le cancre de la classe. La preuve : dès qu'il a pris le pouvoir, au lendemain du funeste 7-11, il a envoyé des motards au LGS pour récupérer son dossier scolaire (je le tiens de source sûre). Pourquoi ? Pour que personne n'aille fouiner dedans !
Quant à son épouse Leïla, qu'on dit coiffeuse (elle ne l'était même pas, mais fréquenter des salons de coiffure, où l'on parlait sexe et amant), elle a voulu - après son mariage - apprendre. C'est légitime. Mais comment s'est-elle prise ? Avec des cours par correspondance, elle a obtenu sa maîtrise, etc. Les devoirs étaient faits par son maître en la matière Ben Dhia, ex prof et doyen de la Fac de Droit. Comme il a eu son doctorat à Toulouse, c'était plus facile avec ses relations à lui de donner à son étudiante en herbe, la Première Dame, tous les diplômes qu'elle voulait (il ne pourra plus aller jusqu'au doctorat, un titre dont elle rêvait). Elle voulait se faire ainsi un CV pour un jour briguer la succession de son mari. La succession, pourquoi pas, après tout. Elle obtenait tout ce qu'elle voulait sur un simple geste du doigt. Elle renvoyait qui elle voulait.
Donc, notre Président et Présidente étaient vraiment incultes. Pourtant, on pouvait croire que Ben Ali avait de l'expérience... Il a été attaché militaire à Rabat (puni et éloigné par Bourguiba parce qu'il était proche de Kaddafi, qui l'avait désigné ministre ou secrétaire d'Etat dans le premier gouvernement de l'Union Tuniso-libyenne avortée (Merci Hédi Nouira). Rappelez-vous l'accord mort-né de Djerba en janvier 1974. Ben Ali a été ensuite ambassadeur en Pologne (puni et éloigné une deuxième fois pour avoir failli à sa mission première de surveillance du Territoire national lors de l'infiltration du Commando de Gafsa, envoyé par... le même Kaddafi en 1980)...
Mais ce sont les émeutes du pain (décembre 1983-janvier 1984) qui le ramenèrent au bon souvenir de Wassila : elle a convaincu Bourguiba que Ben Ali était l'homme de la situation (un Homme Fort, disait-elle). Depuis, Ben Ali est revenu pour se venger. L'Histoire dira un jour qu'il était pour quelque chose dans les attentats et autres violences attribués aux Islamistes (du MTI).
En fait, plus il faisait peur à Bourguiba et plus Bourguiba lui accordait sa confiance, jusqu'à le nommer Premier ministre (et donc son successeur légal en cas d'empêchement, quelle inconscience !). Mais vu son âge, Bourguiba était une proie facile. Des médecins ont été obligés - contrairement à leur serment - de signer l'ordonnance disant que Bourguiba n'était plus capable, etc., etc. La suite on la connaît, en partie (je reviendrais, un jour, sur la nuit du 6 au 7-11).
A suivre.
Ben Ali a commis un Crime contre l'Humanité !
Les méfaits de Ben Ali, de son régime et de ses mafias constituent un crime contre l'humanité.
Au fur et à mesure que l'on découvre les atteintes aux droits de l'homme et les atteintes aux biens des personnes et de l'Etat, le monde est stupéfait : comment cela a-t-il pu durer si longtemps ? pourquoi ceux qui savaient se taisaient-ils ?
Aujourd'hui, le temps de rendre des comptes au Peuple est venu : il n'y a plus de doute. Ben Ali a commis un CRIME contre les Tunisiens et contre l'humanité. Ce CRIME est puni par la loi internationale. La Tunisie Nouvelle doit demander son jugement par la COUR PENALE INTERNATIONALE. C'est ainsi qu'il peut être condamné par le monde entier et arrêté dès qu'il mettra les pieds dehors.
Même si les SAOUD continuent à le protéger, car ils ne reconnaissent pas la CPI, ils doivent savoir que le monde entier demande Justice.
Ben Ali et sa famille ne devront pas trouver protection - comble de l'ironie - sur les Terres saintes de l'Islam.
Au fur et à mesure que l'on découvre les atteintes aux droits de l'homme et les atteintes aux biens des personnes et de l'Etat, le monde est stupéfait : comment cela a-t-il pu durer si longtemps ? pourquoi ceux qui savaient se taisaient-ils ?
Aujourd'hui, le temps de rendre des comptes au Peuple est venu : il n'y a plus de doute. Ben Ali a commis un CRIME contre les Tunisiens et contre l'humanité. Ce CRIME est puni par la loi internationale. La Tunisie Nouvelle doit demander son jugement par la COUR PENALE INTERNATIONALE. C'est ainsi qu'il peut être condamné par le monde entier et arrêté dès qu'il mettra les pieds dehors.
Même si les SAOUD continuent à le protéger, car ils ne reconnaissent pas la CPI, ils doivent savoir que le monde entier demande Justice.
Ben Ali et sa famille ne devront pas trouver protection - comble de l'ironie - sur les Terres saintes de l'Islam.
SOS au profit des familles victimes de la répression
Je lance à tous les amis, les amis des amis, un défi pour relayer cet appel :
Les nouvelles autorités doivent le plus vite possible annoncer la création d'un FONDS SPECIAL DE SOLIDARITE pour venir en aide aux familles des Martyrs de la Révolution et aux autres victimes : les blessés, les pertes matérielles importantes.
Il ne faut pas que la TUNISIE NOUVELLE les laisse sur le bas côté, se limite seulement aux condoléances et autres amabilités. Ces familles souffrent et sont dans le besoin. Il faut qu'elles sachent que dans la TUNISIE NOUVELLE la solidarité réelle existe.
Si chaque citoyen donne 100 millimes, le FONDS pourra récolter au minimum 1 milliard de millimes (1 million de dinars). Le FONDS pourra aussi être alimenté par la caisse du 26-26 (ou ce qu'il en reste).
C'est URGENT, je compte sur vous tous pour relayer le message - bien sûr si vous êtes convaincus : parlez en dans les radios FM (Mosaïque, Jawhara, etc.) et à la TV, que notre APPEL remonte aux plus hautes sphères, aux forces vives du pays : l'UGTT, les avocats, les journalistes, les ministres...
Les nouvelles autorités doivent le plus vite possible annoncer la création d'un FONDS SPECIAL DE SOLIDARITE pour venir en aide aux familles des Martyrs de la Révolution et aux autres victimes : les blessés, les pertes matérielles importantes.
Il ne faut pas que la TUNISIE NOUVELLE les laisse sur le bas côté, se limite seulement aux condoléances et autres amabilités. Ces familles souffrent et sont dans le besoin. Il faut qu'elles sachent que dans la TUNISIE NOUVELLE la solidarité réelle existe.
Si chaque citoyen donne 100 millimes, le FONDS pourra récolter au minimum 1 milliard de millimes (1 million de dinars). Le FONDS pourra aussi être alimenté par la caisse du 26-26 (ou ce qu'il en reste).
C'est URGENT, je compte sur vous tous pour relayer le message - bien sûr si vous êtes convaincus : parlez en dans les radios FM (Mosaïque, Jawhara, etc.) et à la TV, que notre APPEL remonte aux plus hautes sphères, aux forces vives du pays : l'UGTT, les avocats, les journalistes, les ministres...
mercredi 19 janvier 2011
Le Temps : la devinette du jour...
Piqué dans l'édition du 2 décembre 2010
Bon anniversaire Si Sakher
Aujourd’hui, c’est le jour d’anniversaire de M. Mohamed Sakher
El Materi. En cette heureuse circonstance, la famille élargie de
DAR-ASSABAH lui présente ses compliments, lui souhaitant
longue vie de bonheur et de succès ainsi qu’aux siens. Elle lui
réitère, aussi, toute sa gratitude pour son sens de l’humain et
l’impulsion sociale qu’il a conférée à DAR-ASSABAH.
Bon anniversaire et merci Si Sakher.
Voir Page 3
Mais les temps changent : Si Sakher est resté président du Conseil de Dar Essabah jusqu'au 16 janvier 2011.
Voir édition du Temps de ce jour, page 3 :
Le 18 janvier, il a simplement disparu de l'Ours du Journal. Voir édition du Temps du 18 janvier :
Premier collectif de la Révolution populaire !
Salut ! salut au peuple de Tatatouine, aux syndicalistes, aux avocats, aux étudiants, aux travailleurs et à tous les membres du 1er Comité populaire pour la sauvegarde de la Révolution.
Ce Comité a été constitué aujourd'hui, selon l'annonce de la TV Tunisienne, désormais placée sous le signe de "La Volonté du Peuple" (journal d'information de 18h15).
Que les autres villes bougent dans la même direction, que les Comités fleurissent, qu'ils s'unissent pour former le Collectif national, seul à même de sauver la Révolution, de mettre fin à l'anarchie et d'éviter tout retour en arrière.
Lire l'appel que j'ai déjà lancé à ce sujet (voir message ci-dessous).
Ce Comité a été constitué aujourd'hui, selon l'annonce de la TV Tunisienne, désormais placée sous le signe de "La Volonté du Peuple" (journal d'information de 18h15).
Que les autres villes bougent dans la même direction, que les Comités fleurissent, qu'ils s'unissent pour former le Collectif national, seul à même de sauver la Révolution, de mettre fin à l'anarchie et d'éviter tout retour en arrière.
Lire l'appel que j'ai déjà lancé à ce sujet (voir message ci-dessous).
Tunisie : des questions légitimes
1- Pourquoi le nouveau président Si Fouad Mebazaa n'est plus apparu à la Télévision depuis sa nomination ? N'a-t-il rien à dire aux Tunisiens, lui qui a été ministre de Bourguiba, lui qui a été président de l'Assemblée nationale depuis octobre 1997, lui qui a parrainé toutes les lois scélérates de Ben Ali... Le Peuple tunisien a le droit de l'entendre faire son autocritique. Il doit s'exprimer sinon il perd ce qui lui reste de crédibilité et d'honneur.
2- Pourquoi le Premier ministre donne-t-il une pseudo conférence de presse et ne laisse pas les journalistes lui poser des questions (lorsqu'il a annoncé son gouvernement) ? Pourquoi se tait-il lui aussi sur son "passé" ?
3- Pourquoi le nouveau ministre de l'Intérieur demande-t-il aux Tunisiens de pardonner (Ettounsi moutassameh) alors qu'il sait toutes les exactions que le peuple a subi et toutes les escroqueries commises par l'ex dictateur ? Pour pardonner, il faut d'abord demander le pardon. Lui, le ministre de l'Intérieur du président sortant n'est-il pas responsable de la répression de la grande manifestation libératrice du vendredi 14 janvier ? Et s'il ne l'est pas, qu'il le dise, comme Mohamed Ghannouchi l'avait déjà dit (sur Europe 1) : non, je ne savais pas (au sujet des magouilles de l'ex famille présidentielle) !
4- Pourquoi le président de la chambre des conseillers - Abdallah Kallel, trésorier du RCD (eh oui !), ex ministre de l'intérieur (et tortionnaire) - ne démissionne-t-il pas tout seul ? Pourquoi il n'est pas démis de ses fonctions, arrêté et jugé ? Les Tunisiens applaudiront des deux mains.
5- Pourquoi le président de l'Utica - Hédi Djilani - parent par alliance de Ben Ali n'est-il pas lui aussi interrogé sur ce qu'il a fait ?
6- Pourquoi la presse et la TV tunisienne ne sont-elles pas encore capables de poser les questions qui fâchent au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur et à tous les ministres ? Des questions du genre :
- Monsieur le Premier ministre, comment êtes vous passé de président par intérim le 14 au soir à Premier ministre le 15 au matin ? Monsieur le PM, comment l'ex président a-t-il pu s'enfuir ? Qui l'a laissé partir ? Avec qui il est parti ? Combien d'argent a-t-il pris avec lui ?
- Monsieur le président Fouad Mebazza : quand allez-vous déposer une plainte contre Ben Ali ? Quand allez-vous demander son extradition à l'Arabie saoudite ?
- Monsieur le ministre de l'Intérieur : mais où est donc passé AA (Abdelwaheb Abdallah) ?
- Monsieur le ministre des Finances : qu'allez-vous faire avec l'autre paire de AA (Alya Abdallah) qui préside encore la Banque de Tunisie, qui est la plus vieille du pays ?
- Monsieur le ministre de la Défence : qui a tué les trois soldats dont vous avez présidé le 18 janvier les funérailles ? La Police politique de Ben Ali ? Le Peuple ? Qui ?
- Monsieur le ministre des Transports : où sont donc partis les jets privés des escrocs Sakhr el Materi, Belhassen Trabelsi et acolytes ? Sont-ils encore sur le tarmac de l'aéroport de Tunis ? Idem pour les avions de Carthago (ou Nouvel air) ?
7- Quand aura-t-on de vraies conférences de presse ? Avec des questions et des réponses. Exemple : quand le Premier ministre termine son discours, il se lève et s'en va. Personne ne le retient. Idem pour le ministre de l'Intérieur qui a dressé, le 18 janvier, le bilan des dégâts : 3 000 millions de dinars, dont 2 000 millions de dégâts et 1 000 millions de pertes à l'exportation ? Qui a fait ces calculs provisoires ? Quand aura-t-on un bilan définitif ? Qui va compenser les commerçants et autres victimes des dégâts ? Les Assurances ? Personne ?
Les citoyens attendent vos réponses. Et plus vous vous taisez, plus l'incompréhension et le refus s'installent dans la tête des gens. Bêtement.
2- Pourquoi le Premier ministre donne-t-il une pseudo conférence de presse et ne laisse pas les journalistes lui poser des questions (lorsqu'il a annoncé son gouvernement) ? Pourquoi se tait-il lui aussi sur son "passé" ?
3- Pourquoi le nouveau ministre de l'Intérieur demande-t-il aux Tunisiens de pardonner (Ettounsi moutassameh) alors qu'il sait toutes les exactions que le peuple a subi et toutes les escroqueries commises par l'ex dictateur ? Pour pardonner, il faut d'abord demander le pardon. Lui, le ministre de l'Intérieur du président sortant n'est-il pas responsable de la répression de la grande manifestation libératrice du vendredi 14 janvier ? Et s'il ne l'est pas, qu'il le dise, comme Mohamed Ghannouchi l'avait déjà dit (sur Europe 1) : non, je ne savais pas (au sujet des magouilles de l'ex famille présidentielle) !
4- Pourquoi le président de la chambre des conseillers - Abdallah Kallel, trésorier du RCD (eh oui !), ex ministre de l'intérieur (et tortionnaire) - ne démissionne-t-il pas tout seul ? Pourquoi il n'est pas démis de ses fonctions, arrêté et jugé ? Les Tunisiens applaudiront des deux mains.
5- Pourquoi le président de l'Utica - Hédi Djilani - parent par alliance de Ben Ali n'est-il pas lui aussi interrogé sur ce qu'il a fait ?
6- Pourquoi la presse et la TV tunisienne ne sont-elles pas encore capables de poser les questions qui fâchent au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur et à tous les ministres ? Des questions du genre :
- Monsieur le Premier ministre, comment êtes vous passé de président par intérim le 14 au soir à Premier ministre le 15 au matin ? Monsieur le PM, comment l'ex président a-t-il pu s'enfuir ? Qui l'a laissé partir ? Avec qui il est parti ? Combien d'argent a-t-il pris avec lui ?
- Monsieur le président Fouad Mebazza : quand allez-vous déposer une plainte contre Ben Ali ? Quand allez-vous demander son extradition à l'Arabie saoudite ?
- Monsieur le ministre de l'Intérieur : mais où est donc passé AA (Abdelwaheb Abdallah) ?
- Monsieur le ministre des Finances : qu'allez-vous faire avec l'autre paire de AA (Alya Abdallah) qui préside encore la Banque de Tunisie, qui est la plus vieille du pays ?
- Monsieur le ministre de la Défence : qui a tué les trois soldats dont vous avez présidé le 18 janvier les funérailles ? La Police politique de Ben Ali ? Le Peuple ? Qui ?
- Monsieur le ministre des Transports : où sont donc partis les jets privés des escrocs Sakhr el Materi, Belhassen Trabelsi et acolytes ? Sont-ils encore sur le tarmac de l'aéroport de Tunis ? Idem pour les avions de Carthago (ou Nouvel air) ?
7- Quand aura-t-on de vraies conférences de presse ? Avec des questions et des réponses. Exemple : quand le Premier ministre termine son discours, il se lève et s'en va. Personne ne le retient. Idem pour le ministre de l'Intérieur qui a dressé, le 18 janvier, le bilan des dégâts : 3 000 millions de dinars, dont 2 000 millions de dégâts et 1 000 millions de pertes à l'exportation ? Qui a fait ces calculs provisoires ? Quand aura-t-on un bilan définitif ? Qui va compenser les commerçants et autres victimes des dégâts ? Les Assurances ? Personne ?
Les citoyens attendent vos réponses. Et plus vous vous taisez, plus l'incompréhension et le refus s'installent dans la tête des gens. Bêtement.
Tunisie : pour un nouveau programme de gouvernement
La plupart des Tunisiens et les étrangers qui nous observent sont loin d'imaginer ce qu'était le système bâti par le ploutocrate absolu depuis 1987. Le président et le Premier ministre par intérim - Fouad Mebazaa et Mohamed Ghannouchi - se trompent lourdement en voulant construire la Nouvelle Tunisie sur les bases du système hérité de Ben Ali. Et s'ils persistent, le Peuple va les dégager, comme il a dégagé le Dictateur.
Le système Ben Ali doit disparaître à 100 %. Pourquoi ?
Il faut nettoyer la Tunisie de tout qui "sent" Ben Ali :
- dissoudre le Parti RCD, et pas seulement se démettre ou démettre quelques membres (d'ailleurs qui a eu le droit de les démettre, comme annoncé par la TV tunisienne le 18 janvier) ;
- dissoudre l'Assemblée nationale qui est composée de membres du RCD et de ses affidés et procéder à des élections législatives (après la présidentielle) ;
- dissoudre le Sénat : pour la même raison ;
- dissoudre les autres instances et associations gangrenées par le système Ben Ali : en premier les conseils de gouvernorats, les conseils municipaux ; le conseil du Patronat, la direction de la Radio et TV...
- créer pour éviter le vide des structures provisoires nouvelles, avec des hommes nouveaux ;
- légiférer avec des ordonnances (en l'absence de parlement) ;
- procéder à la suspension ou à la mise en accusation, et s'il le faut, à l'arrestation des anciennes figures du système Ben Ali, ceux qui l'ont aidé, ceux qui se sont enrichis avec lui, ceux qui l'ont couvert : l'ancien gouverneur de la Banque centrale (Taoufik Baccar), le président de l'Utica (Hédi Djilani), le président de la Bourse et du Conseil du marché financier, les directeurs généraux des Douanes, les patrons du Tunisair (qui ont contribué à la création de Carthago), tous les hommes d'affaires (qui se sont associés avec la famille, y compris en mariant leur fils ou leur fille aux Trabelsi et aux Ben Ali), les intermédiaires véreux (avocats, notaires, commissaires aux comptes), les ministres qui ont cédé les biens de l'Etat aux membres de la famille (société Ennakl, terres domaniales, concessions, terrains de la Sonede, de l'armée, etc.), les banquiers qui ont financé sans scrupules les acquisitions malhonnêtes et les OPA effectuées par les membres de la famille (sur la Banque du Sud, sur la Banque de Tunisie...)... Cela fait du beau monde, mais leur élimination - leur jugement par le Justice - est nécessaire pour que l'Histoire ne se répètera plus, pour que les Hommes d'ici et d'ailleurs sachent une fois pour toute que l'impunité se fait d'abord sur Terre, par le peuple, et ensuite par Dieu.
- procéder au remplacement de tous les ambassadeurs corrompus par le système Ben Ali, en premier celui de Paris, qui a laissé faire Leïla et ses sbires en abandonnant la résidence officielle de l'ambassade, devenue la résidence de Madame...
- procéder à l'effacement du 7-novembre des rues et places de la Tunisie ;
- mettre au Musée de tout ce qui rappelle le 7-nov : la déclaration, les timbres, les restes de leurs villas, etc.
- enquêter sur ce qu'a couté le système Ben Ali à la Tunisie : en salaires, en détournements de fonds, en dépenses de luxe (les lustres du Palais présidentiel...)...
- enquêter sur toutes les atteintes aux droits de l'homme : arrestations policières injustes, tortures, disparitions, viols...
- dénoncer tous les corps de sécurité parallèles qui travaillaient pour la sécurité des Ben Ali : les Ninjas, les Tigres etc.
- rétrocéder au tant que possible les biens spoliés par les Ben Ali et les Trabelsi à leurs anciens propriétaires (Etat et privés) ;
- créer un fonds spécial - avec l'argent récupérer du 26-26, du RCD et des comptes bancaires de la famille, ne pas oublier le compte de son fils - pour indemniser les familles victimes de la répression (Mohamed Bouazizi et tous les autres) et s'il en reste pour aider les Tunisiens les plus pauvres et les chômeurs de longue durée...
Tel est le programme de la Reconstruction de la Tunisie Nouvelle. Le nouveau gouvernement pourra s'en inspirer ainsi que tous ceux qui cherchent l'intérêt suprême de la Nation.
Le système Ben Ali doit disparaître à 100 %. Pourquoi ?
Il faut nettoyer la Tunisie de tout qui "sent" Ben Ali :
- dissoudre le Parti RCD, et pas seulement se démettre ou démettre quelques membres (d'ailleurs qui a eu le droit de les démettre, comme annoncé par la TV tunisienne le 18 janvier) ;
- dissoudre l'Assemblée nationale qui est composée de membres du RCD et de ses affidés et procéder à des élections législatives (après la présidentielle) ;
- dissoudre le Sénat : pour la même raison ;
- dissoudre les autres instances et associations gangrenées par le système Ben Ali : en premier les conseils de gouvernorats, les conseils municipaux ; le conseil du Patronat, la direction de la Radio et TV...
- créer pour éviter le vide des structures provisoires nouvelles, avec des hommes nouveaux ;
- légiférer avec des ordonnances (en l'absence de parlement) ;
- procéder à la suspension ou à la mise en accusation, et s'il le faut, à l'arrestation des anciennes figures du système Ben Ali, ceux qui l'ont aidé, ceux qui se sont enrichis avec lui, ceux qui l'ont couvert : l'ancien gouverneur de la Banque centrale (Taoufik Baccar), le président de l'Utica (Hédi Djilani), le président de la Bourse et du Conseil du marché financier, les directeurs généraux des Douanes, les patrons du Tunisair (qui ont contribué à la création de Carthago), tous les hommes d'affaires (qui se sont associés avec la famille, y compris en mariant leur fils ou leur fille aux Trabelsi et aux Ben Ali), les intermédiaires véreux (avocats, notaires, commissaires aux comptes), les ministres qui ont cédé les biens de l'Etat aux membres de la famille (société Ennakl, terres domaniales, concessions, terrains de la Sonede, de l'armée, etc.), les banquiers qui ont financé sans scrupules les acquisitions malhonnêtes et les OPA effectuées par les membres de la famille (sur la Banque du Sud, sur la Banque de Tunisie...)... Cela fait du beau monde, mais leur élimination - leur jugement par le Justice - est nécessaire pour que l'Histoire ne se répètera plus, pour que les Hommes d'ici et d'ailleurs sachent une fois pour toute que l'impunité se fait d'abord sur Terre, par le peuple, et ensuite par Dieu.
- procéder au remplacement de tous les ambassadeurs corrompus par le système Ben Ali, en premier celui de Paris, qui a laissé faire Leïla et ses sbires en abandonnant la résidence officielle de l'ambassade, devenue la résidence de Madame...
- procéder à l'effacement du 7-novembre des rues et places de la Tunisie ;
- mettre au Musée de tout ce qui rappelle le 7-nov : la déclaration, les timbres, les restes de leurs villas, etc.
- enquêter sur ce qu'a couté le système Ben Ali à la Tunisie : en salaires, en détournements de fonds, en dépenses de luxe (les lustres du Palais présidentiel...)...
- enquêter sur toutes les atteintes aux droits de l'homme : arrestations policières injustes, tortures, disparitions, viols...
- dénoncer tous les corps de sécurité parallèles qui travaillaient pour la sécurité des Ben Ali : les Ninjas, les Tigres etc.
- rétrocéder au tant que possible les biens spoliés par les Ben Ali et les Trabelsi à leurs anciens propriétaires (Etat et privés) ;
- créer un fonds spécial - avec l'argent récupérer du 26-26, du RCD et des comptes bancaires de la famille, ne pas oublier le compte de son fils - pour indemniser les familles victimes de la répression (Mohamed Bouazizi et tous les autres) et s'il en reste pour aider les Tunisiens les plus pauvres et les chômeurs de longue durée...
Tel est le programme de la Reconstruction de la Tunisie Nouvelle. Le nouveau gouvernement pourra s'en inspirer ainsi que tous ceux qui cherchent l'intérêt suprême de la Nation.
Si Ben Ali n'avait pas épousé Leila..
On ne construit pas la Tunisie ni le monde avec des "si", mais on peut s'interroger sur le destin des hommes... Ben Ali était mariée à Naïma, la fille du général Kéfi (depuis 1964). Son père - le général Kéfi - appréciait l'officier Ben Ali. Il avait obligé sa fille à l'épouser. Naïma le trouvait basané et laid, elle était bourgeoise et Ben Ali vient de la plèbe (populaire). Ben Ali était appelé par sa propre mère (c'est elle qui me l'avait dit en novembre 1987) qu'elle le surnommait : "ya lazreg" (à cause de son teint bleu-noir, qui a blanchi depuis).
Bref, Ben Ali épousa Naïma malgré elle. Mais il le lui reprochera toute sa vie. Pire, Naïma ne lui donna que trois filles : Ghazoua (qui se mariera à Slim Zarrouk), Dorsaf (à Slim Chiboub) et Cyrine (à Marwane Mabrouk). Ben Ali voulait un garçon !
Mais Ben Ali était connu pour ses escapades noctures. C'était un coureur de jupon après minuit.
Grâce à son statut de flic, il passait - avec ses amis - d'une fille à l'autre, d'une orgie à l'autre : il aimait le champagne rosé, selon l'une de ses maîtresses. Certains Tunisiens le savaient : la nuit, ils entendaient les sirènes hurlantes des voitures de police (Ben Ali n'était pas discret), quand il venait rendre visite à l'une de ses maîtresses ou festoyer avec ses amis.
Naïma ne disait rien. Elle se morfondait et s'occuper de l'éducation de ses filles. Que pouvait-elle faire ?
Mais au début des années 80, BA tomba follement amoureux de Leïla (why not !), qu'un de ses amis lui a présentée. Elle était, aux yeux de Ben Ali, blanche de peau, très belle, très fine (d'où l'appellation que les Tunisiens lui donnaient : Leïla Jean. Ben Ali lui a offert une mini voiture Fiat "Rose". Pourquoi ? Pour que les flics ne l'arrêtent pas. C'était la seule voiture "rose" de La Marsa.
Leïla l'a suivi partout dans ses éloignements (quand Bourguiba n'était pas content de lui) en Pologne et au Maroc, comme attaché militaire ou ambassadeur. Ce sont les émeutes du pain (1984) qui l'ont fait revenir : Wassila pensait qu'il était l'homme de la situation (pour réprimer le Peuple et les Islamistes). Depuis, il fera une ascension fulgurante : directeur de la sureté, ministre, ministre d'Etat, Premier ministre...
Bourguiba, l'homme le plus intègre de la Tunisie, a pris conscience trop tard : de la corruption (il divorça de Wassila en 1986, quel courage !) et ensuite de la trahison de Ben Ali. Quand il décida de le virer, Saida Sassi (l'indic de Ben Ali au sein du palais) a informé Zine que Bourguiba allait le remplacer... C'est ainsi que Zine poussé par ses compagnons (l'Histoire le dira un jour) accepta de renverser Bourguiba dans la nuit du 6 au 7 novembre 1987. Au cours de la nuit, il a eu tellement peur (de Bourguiba) qu'il voulait renoncer. Mais ses compagnons l'ont retenu... Et le coup a réussi. BA est devenu président.
Au fil des années, Zine a éliminé un à un ses compagnons : Hédi Baccouche, Habib Ammar, Abdelhamid Escheikh sans oublier Kamel Eltaïef, son ami intime et ennemi n° 1 de Leïla. Kamel n'était pas d'accord avec lui sur son mariage avec Leïla. Il lui disait : garde la comme maîtresse, mais ne l'épouse pas... Mais l'amour est, dit-on, aveugle...
Hélas, cet amour a couté très cher à la Tunisie. Car la corruption organisée par Leïla et sa famille s'était rajoutée à celle des Ben Ali (Hayet,Naïma, Kaïs, etc...). Deux vastes clans ont pillé la Tunisie comme ils le voulaient jusqu'au 14 janvier 2011.
Certains ont pensé que si Zine avait comme Bourguiba divorcé de Leïla en temps voulu il n'aurait pas subi le sort qu'il a connu...
Je pense que sans Leïla, Ben Ali aurait probablement respecté sa promesse de faire trois mandats à la Présidence, et pas plus. Il aurait ainsi quitté le pouvoir dignement en 2004. Mais la voracité de Leïla et de son clan l'ont enfermé dans un cercle vicieux duquel il ne pouvait plus s'en sortir sans risquer sa propre vie. Leïla avait elle même son propre dessein : gouverner la Tunisie après Ben Ali. Ses éminences noires - les Raspoutines - Abdelwaheb Abdallah et Ben Dhia - travaillaient sur l'échafaudage d'un plan de succession. J'espère qu'un jour les langues se délieront.
Mais on ne refait ni les hommes, ni les femmes et encore moins l'histoire avec des "si".
Bref, Ben Ali épousa Naïma malgré elle. Mais il le lui reprochera toute sa vie. Pire, Naïma ne lui donna que trois filles : Ghazoua (qui se mariera à Slim Zarrouk), Dorsaf (à Slim Chiboub) et Cyrine (à Marwane Mabrouk). Ben Ali voulait un garçon !
Mais Ben Ali était connu pour ses escapades noctures. C'était un coureur de jupon après minuit.
Grâce à son statut de flic, il passait - avec ses amis - d'une fille à l'autre, d'une orgie à l'autre : il aimait le champagne rosé, selon l'une de ses maîtresses. Certains Tunisiens le savaient : la nuit, ils entendaient les sirènes hurlantes des voitures de police (Ben Ali n'était pas discret), quand il venait rendre visite à l'une de ses maîtresses ou festoyer avec ses amis.
Naïma ne disait rien. Elle se morfondait et s'occuper de l'éducation de ses filles. Que pouvait-elle faire ?
Mais au début des années 80, BA tomba follement amoureux de Leïla (why not !), qu'un de ses amis lui a présentée. Elle était, aux yeux de Ben Ali, blanche de peau, très belle, très fine (d'où l'appellation que les Tunisiens lui donnaient : Leïla Jean. Ben Ali lui a offert une mini voiture Fiat "Rose". Pourquoi ? Pour que les flics ne l'arrêtent pas. C'était la seule voiture "rose" de La Marsa.
Leïla l'a suivi partout dans ses éloignements (quand Bourguiba n'était pas content de lui) en Pologne et au Maroc, comme attaché militaire ou ambassadeur. Ce sont les émeutes du pain (1984) qui l'ont fait revenir : Wassila pensait qu'il était l'homme de la situation (pour réprimer le Peuple et les Islamistes). Depuis, il fera une ascension fulgurante : directeur de la sureté, ministre, ministre d'Etat, Premier ministre...
Bourguiba, l'homme le plus intègre de la Tunisie, a pris conscience trop tard : de la corruption (il divorça de Wassila en 1986, quel courage !) et ensuite de la trahison de Ben Ali. Quand il décida de le virer, Saida Sassi (l'indic de Ben Ali au sein du palais) a informé Zine que Bourguiba allait le remplacer... C'est ainsi que Zine poussé par ses compagnons (l'Histoire le dira un jour) accepta de renverser Bourguiba dans la nuit du 6 au 7 novembre 1987. Au cours de la nuit, il a eu tellement peur (de Bourguiba) qu'il voulait renoncer. Mais ses compagnons l'ont retenu... Et le coup a réussi. BA est devenu président.
Au fil des années, Zine a éliminé un à un ses compagnons : Hédi Baccouche, Habib Ammar, Abdelhamid Escheikh sans oublier Kamel Eltaïef, son ami intime et ennemi n° 1 de Leïla. Kamel n'était pas d'accord avec lui sur son mariage avec Leïla. Il lui disait : garde la comme maîtresse, mais ne l'épouse pas... Mais l'amour est, dit-on, aveugle...
Hélas, cet amour a couté très cher à la Tunisie. Car la corruption organisée par Leïla et sa famille s'était rajoutée à celle des Ben Ali (Hayet,Naïma, Kaïs, etc...). Deux vastes clans ont pillé la Tunisie comme ils le voulaient jusqu'au 14 janvier 2011.
Certains ont pensé que si Zine avait comme Bourguiba divorcé de Leïla en temps voulu il n'aurait pas subi le sort qu'il a connu...
Je pense que sans Leïla, Ben Ali aurait probablement respecté sa promesse de faire trois mandats à la Présidence, et pas plus. Il aurait ainsi quitté le pouvoir dignement en 2004. Mais la voracité de Leïla et de son clan l'ont enfermé dans un cercle vicieux duquel il ne pouvait plus s'en sortir sans risquer sa propre vie. Leïla avait elle même son propre dessein : gouverner la Tunisie après Ben Ali. Ses éminences noires - les Raspoutines - Abdelwaheb Abdallah et Ben Dhia - travaillaient sur l'échafaudage d'un plan de succession. J'espère qu'un jour les langues se délieront.
Mais on ne refait ni les hommes, ni les femmes et encore moins l'histoire avec des "si".
Tunisie : retour d'un autre homme intègre au Tourisme
Mohamed Jegham, qui a été écarté par l'ex Zinochette du Palais de Carthage parce qu'il ne collaborait pas avec elle, a été nommé ministre du Commerce et du Tourisme. Deux secteurs clés du renouveau de la Tunisie.
Si Mohamed, je l'ai connu à Port El Kantaoui, lors du lancement de ce projet phare, imité ailleurs et jamais égalé. Il a été notamment ministre du Tourisme, directeur de cabinet de Ben Ali à Carthage (avant que Zinochet ne devienne ce qu'il est devenu, un homme fermé sur la Tunisie, sous l'influence de sa femme, ouvert sur les intérêts matériels). Si Mohamed est "puni" : il est ambassadeur à Rome, mais il ne restera pas longtemps. Il quitte définitivement les ordres de Ben Ali et travaille pour le compte du secteur privé. Même là, il sera rejoint par la vindicte des hommes forts du Palais, en particulier Abdelwaheb Abdallah, éminence noire de Zinochet et Zinochette. L'entreprise pour laquelle il travaillait subit un contrôle fiscal - et un redressement - tel qu'il jette l'éponge.
Lui, l'homme calme, discret, travailleur, attend son heure : elle est venue, par la volonté populaire qui a balayé le régime de Zinochet (comme Pinochet du Chili).
Félicitations, Si Mohamed. Que Dieu vous donne le courage de contribuer au redressement de la Tunisie nouvelle.
Samir Gharbi
avec mon souvenir
Si Mohamed, je l'ai connu à Port El Kantaoui, lors du lancement de ce projet phare, imité ailleurs et jamais égalé. Il a été notamment ministre du Tourisme, directeur de cabinet de Ben Ali à Carthage (avant que Zinochet ne devienne ce qu'il est devenu, un homme fermé sur la Tunisie, sous l'influence de sa femme, ouvert sur les intérêts matériels). Si Mohamed est "puni" : il est ambassadeur à Rome, mais il ne restera pas longtemps. Il quitte définitivement les ordres de Ben Ali et travaille pour le compte du secteur privé. Même là, il sera rejoint par la vindicte des hommes forts du Palais, en particulier Abdelwaheb Abdallah, éminence noire de Zinochet et Zinochette. L'entreprise pour laquelle il travaillait subit un contrôle fiscal - et un redressement - tel qu'il jette l'éponge.
Lui, l'homme calme, discret, travailleur, attend son heure : elle est venue, par la volonté populaire qui a balayé le régime de Zinochet (comme Pinochet du Chili).
Félicitations, Si Mohamed. Que Dieu vous donne le courage de contribuer au redressement de la Tunisie nouvelle.
Samir Gharbi
avec mon souvenir
Tunisie : un homme propre, intègre et compétent à la Banque centrale
Félicitations pour Mustapha Kamel Nabli, un des premiers, sinon le premier à avoir dit "non" : non à la compromission avec le régime de Ben Ali, lorsqu'il était ministre du Développement. Il a dit non et il est parti travailler pour le développement de toute la région Maghreb Moyen-Orient (MENA) à la Banque mondiale. Quant on ne peut plus servir son pays, par empêchement, on peut servir en attendant le monde arabe.
C'est ce qu'a fait MKN. Aujourd'hui, il revient pour servir son pays à la tête de la Banque centrale de Tunisie, qui a eu des dirigeants illustres, honnêtes et intègres, comme Hédi Nouira, mais qui, sous le régime de Ben Ali, a eu des hommes qui se sont mis au service de la famille Ben Ali & Trabelsi.
Félicitations MKN ! Vous avez du pain sur la planche pour assainir la BCT de l'intérieur et servir au mieux les intérêts supérieurs de la Nation. Vous avez aussi la mission de traquer les avoirs à l'étranger de l'ex famille régnante. La France (TRACFIN) vous a proposé aujourd'hui son aide. Que la traque soit mondiale, et comprenne des places comme Dubaï et les Bahamas.
Vous avez les compétences, les moyens. Bon courage.
Samir Gharbi, journaliste indépendant
Avec mon bon souvenir
C'est ce qu'a fait MKN. Aujourd'hui, il revient pour servir son pays à la tête de la Banque centrale de Tunisie, qui a eu des dirigeants illustres, honnêtes et intègres, comme Hédi Nouira, mais qui, sous le régime de Ben Ali, a eu des hommes qui se sont mis au service de la famille Ben Ali & Trabelsi.
Félicitations MKN ! Vous avez du pain sur la planche pour assainir la BCT de l'intérieur et servir au mieux les intérêts supérieurs de la Nation. Vous avez aussi la mission de traquer les avoirs à l'étranger de l'ex famille régnante. La France (TRACFIN) vous a proposé aujourd'hui son aide. Que la traque soit mondiale, et comprenne des places comme Dubaï et les Bahamas.
Vous avez les compétences, les moyens. Bon courage.
Samir Gharbi, journaliste indépendant
Avec mon bon souvenir
Tunisie : à bas les sbires du régime de Ben Ali encore au pouvoir
Je félicite le Peuple tunisien - avec un grand P - pour sa victoire contre la dictature. En quelques jours, il a su se mobiliser pour renverser le régime de Ben Ali qui a gangrené l'ensemble du pays depuis 23 ans. Les martyrs de cette Révolution historique ont droit à ce que leurs noms soient inscrits comme les "Shouhada" de la guerre d'évacuation de Bizerte.
J'appelle les nouvelles autorités pour qu'elles annoncent immédiatement, sans attendre, les décisions suivantes :
1- de recenser le noms de tous les martyrs tombés sous les balles de Ben Ali et de ses sbires, et de leur donner le nom de "Shouhada";
2- de féliciter l'armée, véritablement populaire ;
3- de faire leur mea-culpa : les nouveaux dirigeants provisoires sont, le Peuple le sait, issus du régime de Ben Ali. Pour qu'ils gagnent la confiance du Peuple, ils devront sans tarder se démarquer de l'ancien régime, faire leur mea- culpa et demander pardon au Peuple ;
4- d'annoncer immédiatement la nationalisation de tous les biens appartenant aux familles Ben Ali e Trabelsi : les biens immobiliers, les entreprises qu'elles possèdent en tout ou en partie, les terrains industriels et agricoles, les actifs bancaires... Certains biens pourraient, après vérification, être rétrocédés à leurs anciens propriétaires injustement expropriés ou abusés ;
5- de limoger, juger et sanctionner tous les complices qui ont aidé la famille Ben Ali à s'approprier les biens privés et publics : certains de ses complices sont encore au sein de l'Etat : à la Banque centrale (avec à sa tête le gouverneur actuel qui a été limogé le 17 janvier et qui doit rendre des comptes à la Justice), dans les divers ministères (notamment ceux de la Privatisation, des Domaines de l'Etat, des Finances, du Commerce, des Transports, des Télécoms...), dans les douanes, l'Aviation civile (notamment les dirigeants de Tunisair qui ont aidé à la création de Carthago), dans la Bourse de Tunis et des autorités du marché financier (qui ont aidé au montage des opérations boursières des Trabelsi et Sakher El Materi), dans les Banques et ailleurs : à l'Utica (dont le président est un allié notoire du régime), ainsi que les commissaires aux comptes, les notaires, les avocats véreux et autres associés et prêtes-nom... Sans l'aide de tous ces complices, les familles Ben Ali et Trabelsi n'auraient jamais pu accomplir leur forfait.
6- de dissoudre le parti RCD et toutes ses dépendances, cellules etc., de réquisitionner - comme biens de l'Etat - le siège du Parti sur l'avenue Mohamed V et autres biens (voitures, comptes bancaires, etc.).
7- de dissoudre l'ATCE, l'outil de propagande de Madame et de Monsieur Ben Ali, financé par les deniers de l'Etat; et de juger les responsables directs et indirects (les Abdallah et les Romdhani) et demander des comptes à tous ceux qui ont bénéficié des largesses de l'ATCE : pseudo écrivains, pseudo journalistes, publicitaires, entreprises de presse...
8- de dissoudre les associations créées par le clan Ben Ali, notamment Basma (sic), et de confisquer leurs biens;
9- de clôturer le compte 26-26 et de mettre tout l'argent qu'il contient dans un Fonds spécial - à créer - pour indemniser, en priorité les citoyens victimes des casseurs, et plus généralement les victimes des clans Ben Ali et Trabelsi (qui ont mis la main sur des biens privés);
10- de lancer des enquêtes pour recenser le "patrimoine" des familles Ben Ali et Trabelsi sur l'ensemble du territoire tunisien et à l'étranger ;
11- de lancer un appel aux Etats étrangers pour geler les avoirs de ces familles - la France l'a annoncé le 16 janvier - en attendant d'en faire la demande officielle : je pense à tous les Etats, sans oublier les "paradis fiscaux", comme Dubaï et les Bahamas.
12. Éradiquer "le 7-novembre" de tous les noms de rue, de lieu, etc. Détruire la fameuse place de l'Horloge sur l'avenue Mohamed V de Tunis, et la remplacer par un monument à la gloire du Peuple uni et solidaire contre toutes les dictatures passées et à venir. Redonner à la place du 7-nov de Tunis le nom de "Mohamed Bouazizi", le nom des autres martyrs pourrait lui aussi être donné à des avenues sur l'ensemble du territoire tunisien.
Ces annonces immédiates permettront de rétablir l'autorité de l'Etat, en attendant, bien sûr, leur formulation précise par des actes juridiques (pris par le futur gouvernement d'Union nationale).
J'appelle les nouvelles autorités pour qu'elles annoncent immédiatement, sans attendre, les décisions suivantes :
1- de recenser le noms de tous les martyrs tombés sous les balles de Ben Ali et de ses sbires, et de leur donner le nom de "Shouhada";
2- de féliciter l'armée, véritablement populaire ;
3- de faire leur mea-culpa : les nouveaux dirigeants provisoires sont, le Peuple le sait, issus du régime de Ben Ali. Pour qu'ils gagnent la confiance du Peuple, ils devront sans tarder se démarquer de l'ancien régime, faire leur mea- culpa et demander pardon au Peuple ;
4- d'annoncer immédiatement la nationalisation de tous les biens appartenant aux familles Ben Ali e Trabelsi : les biens immobiliers, les entreprises qu'elles possèdent en tout ou en partie, les terrains industriels et agricoles, les actifs bancaires... Certains biens pourraient, après vérification, être rétrocédés à leurs anciens propriétaires injustement expropriés ou abusés ;
5- de limoger, juger et sanctionner tous les complices qui ont aidé la famille Ben Ali à s'approprier les biens privés et publics : certains de ses complices sont encore au sein de l'Etat : à la Banque centrale (avec à sa tête le gouverneur actuel qui a été limogé le 17 janvier et qui doit rendre des comptes à la Justice), dans les divers ministères (notamment ceux de la Privatisation, des Domaines de l'Etat, des Finances, du Commerce, des Transports, des Télécoms...), dans les douanes, l'Aviation civile (notamment les dirigeants de Tunisair qui ont aidé à la création de Carthago), dans la Bourse de Tunis et des autorités du marché financier (qui ont aidé au montage des opérations boursières des Trabelsi et Sakher El Materi), dans les Banques et ailleurs : à l'Utica (dont le président est un allié notoire du régime), ainsi que les commissaires aux comptes, les notaires, les avocats véreux et autres associés et prêtes-nom... Sans l'aide de tous ces complices, les familles Ben Ali et Trabelsi n'auraient jamais pu accomplir leur forfait.
6- de dissoudre le parti RCD et toutes ses dépendances, cellules etc., de réquisitionner - comme biens de l'Etat - le siège du Parti sur l'avenue Mohamed V et autres biens (voitures, comptes bancaires, etc.).
7- de dissoudre l'ATCE, l'outil de propagande de Madame et de Monsieur Ben Ali, financé par les deniers de l'Etat; et de juger les responsables directs et indirects (les Abdallah et les Romdhani) et demander des comptes à tous ceux qui ont bénéficié des largesses de l'ATCE : pseudo écrivains, pseudo journalistes, publicitaires, entreprises de presse...
8- de dissoudre les associations créées par le clan Ben Ali, notamment Basma (sic), et de confisquer leurs biens;
9- de clôturer le compte 26-26 et de mettre tout l'argent qu'il contient dans un Fonds spécial - à créer - pour indemniser, en priorité les citoyens victimes des casseurs, et plus généralement les victimes des clans Ben Ali et Trabelsi (qui ont mis la main sur des biens privés);
10- de lancer des enquêtes pour recenser le "patrimoine" des familles Ben Ali et Trabelsi sur l'ensemble du territoire tunisien et à l'étranger ;
11- de lancer un appel aux Etats étrangers pour geler les avoirs de ces familles - la France l'a annoncé le 16 janvier - en attendant d'en faire la demande officielle : je pense à tous les Etats, sans oublier les "paradis fiscaux", comme Dubaï et les Bahamas.
12. Éradiquer "le 7-novembre" de tous les noms de rue, de lieu, etc. Détruire la fameuse place de l'Horloge sur l'avenue Mohamed V de Tunis, et la remplacer par un monument à la gloire du Peuple uni et solidaire contre toutes les dictatures passées et à venir. Redonner à la place du 7-nov de Tunis le nom de "Mohamed Bouazizi", le nom des autres martyrs pourrait lui aussi être donné à des avenues sur l'ensemble du territoire tunisien.
Ces annonces immédiates permettront de rétablir l'autorité de l'Etat, en attendant, bien sûr, leur formulation précise par des actes juridiques (pris par le futur gouvernement d'Union nationale).
Appel à la création d'un Collectif de la révolution populaire tunisienne
Les jeunes et les moins, les laissés pour compte, tous ont manifesté et ont bravé la police au risque de leur vie. Ils ont obtenu gain de cause : la chute de Ben Ali, mais pas encore de son régime (les hommes qui l'ont servi sont encore au pouvoir). C'est pourquoi j'appelle ces jeunes et moins jeunes à s'organiser pour créer un Collectif de la sauvegarde de la Révolution du Jasmin (décembre 2010 - janvier 2011) à la mémoire de toutes les victimes - les martyrs - de la Tunisie nouvelle.
Ce collectif est appelé à devenir une institution légale, sous forme d'association. Avec pour objectif de servir comme un contre-pouvoir infaillible : ne pas laisser la victoire - et ses fruits : liberté, laïcité, indépendance, justice, égalité - lui échapper. Car les hommes de l'ancien régime et les hommes des partis d'opposition - qui n'ont pas bougé un orteil lors de la Révolution - tentent depuis le 14 janvier 2011 de récupérer la victoire, de confisquer le pouvoir. Ils sont aidés en cela par le "vide", absence de leadership de la Révolution.
Le collectif devra être créer à partir de la base : les jeunes, les étudiants, les syndicalistes, les avocats, les artistes, les chômeurs, etc., tous ceux qui ont participé aux manifestations de la victoire devront se regrouper - dans leur quartier, dans leur ville - pour créer un comité de base. Ils se connaissent nécessairement et éviteront ainsi l'adhésion de membres "étrangers" à leur lutte. Ces comités de base, une fois formés, devront se faire connaître - par des moyens électroniques - afin de se retrouver à Tunis dans une "assemblée constitutive" du Collectif national.
Cette assemblée constitutive écrira les statuts : mission, objectifs, moyen, leadership. Elle se fera connaître - et s'imposera pacifiquement - au nouveau pouvoir quel qu'il soit. Elle veillera au respect de quelques valeurs : démocratie, liberté, justice, laïcité... Elle ne devra pas participer au pouvoir, mais devenir un contre-pouvoir. Ce qui n'exclut pas que des jeunes issus du Collectif, formés et aguerris, pourront un jour participer à l'alternance politique.
Je propose cette solution de sortie de crise, sans avoir moi-même eu l'honneur de participer à ce mouvement populaire (étant à l'étranger et plus très jeune), car j'ai en mémoire les manifestations populaires du passé (février 1978, décembre 1983-janvier 1984, Redeyef, etc.). Toutes ces manifestations ont été vite récupérées par les pouvoirs en place : le peuple est retourné au travail "comme d'habitude", et le régime a fait machine arrière...
Il faut donc absolument éviter un retour en arrière, une confiscation de la Victoire populaire par des partis politiques sclérosés qui ne cherchent que des fauteuils ministériels.
Vive le Peuple, sans lui rien n'est possible !
Ce collectif est appelé à devenir une institution légale, sous forme d'association. Avec pour objectif de servir comme un contre-pouvoir infaillible : ne pas laisser la victoire - et ses fruits : liberté, laïcité, indépendance, justice, égalité - lui échapper. Car les hommes de l'ancien régime et les hommes des partis d'opposition - qui n'ont pas bougé un orteil lors de la Révolution - tentent depuis le 14 janvier 2011 de récupérer la victoire, de confisquer le pouvoir. Ils sont aidés en cela par le "vide", absence de leadership de la Révolution.
Le collectif devra être créer à partir de la base : les jeunes, les étudiants, les syndicalistes, les avocats, les artistes, les chômeurs, etc., tous ceux qui ont participé aux manifestations de la victoire devront se regrouper - dans leur quartier, dans leur ville - pour créer un comité de base. Ils se connaissent nécessairement et éviteront ainsi l'adhésion de membres "étrangers" à leur lutte. Ces comités de base, une fois formés, devront se faire connaître - par des moyens électroniques - afin de se retrouver à Tunis dans une "assemblée constitutive" du Collectif national.
Cette assemblée constitutive écrira les statuts : mission, objectifs, moyen, leadership. Elle se fera connaître - et s'imposera pacifiquement - au nouveau pouvoir quel qu'il soit. Elle veillera au respect de quelques valeurs : démocratie, liberté, justice, laïcité... Elle ne devra pas participer au pouvoir, mais devenir un contre-pouvoir. Ce qui n'exclut pas que des jeunes issus du Collectif, formés et aguerris, pourront un jour participer à l'alternance politique.
Je propose cette solution de sortie de crise, sans avoir moi-même eu l'honneur de participer à ce mouvement populaire (étant à l'étranger et plus très jeune), car j'ai en mémoire les manifestations populaires du passé (février 1978, décembre 1983-janvier 1984, Redeyef, etc.). Toutes ces manifestations ont été vite récupérées par les pouvoirs en place : le peuple est retourné au travail "comme d'habitude", et le régime a fait machine arrière...
Il faut donc absolument éviter un retour en arrière, une confiscation de la Victoire populaire par des partis politiques sclérosés qui ne cherchent que des fauteuils ministériels.
Vive le Peuple, sans lui rien n'est possible !
Pour une presse libre en Tunisie
Parmi les réformes annoncées, il ne faut pas oublier celle de l'attribution de la Carte professionnelle de Journaliste. Il faut créer une institution indépendante qui statue et délivre la Carte à de vrais journalistes. Cette institution devra aussi revoir une à une toutes les cartes délivrées par l'Ancien régime de Ben Ali : celles accordées à des flics, à des manipulateurs, etc.
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