lundi 14 mai 2018

La chute des partis au pouvoir...

Mieux vaut deux schémas que de longs discours : (1) entre 2011 et 2018, le parti Ennahdha a perdu près d'1 million d'électeurs (malgré la croissance de la population). Les électeurs de 2011 étaient bien naifs : beaucoup votèrent par rejet d'un système corrompu, croyant que les Islamistes (en bons pratiquants de la religion et de sa morale) allaient mieux gérer la Nation, proprement et dans un but non lucratif (Fi sabil allah). Las ! Rien ne s'est passé comme espéré ou promis. La réalité a éclaté au grand jour et l'appétit pour les choses matérielles (argent, biens, etc.) s'est révélé gargantuesque (il y avait les clans restreints de Ben Ali - Trabesli), il y a désormais des clans ouverts tous azimuts (partout, zenga zenga, comme dirait Kaddafi). Un million d'électeurs en moins, qui dit mieux comme (contre) performance. Vous aurez, bien sûr, à la télé et sur les radios des charlatans de la politique qui vous diront "mais, non, c'est une victoire !" En fait, c'est une fausse-vraie victoire, dans la mesure où le système électoral voulu par Ennahdha et ses alliés est tel qu'il permet même à un perdant de gagner... la mise en devenant un "minoritaire dominant".
(2) Le 2e schéma montre la perte similaire subie par le parti présidentiel Nidaa Tounes : près de 900 000 voix en moins depuis 2014. C'est un parti qui a trahi son électorat (en faisant alliance avec les Islamistes, et en pratiquant le népotisme au lieu de rassembler...).


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