Je poursuis ma série d'articles. A l'occasion du soixantième anniversaire de l'indépendance, le 20 mars 2016, je vais reprendre certains de mes articles écrits et publiés sur le thème du "bilan" et je conclurais, j'espère, avec les chiffres "1956-2016" (bilan des 60 ans). En attendant cette série, je vous livre la suite de mon analyse de la situation actuelle : la Tunisie marche sur la tête...
Après avoir longtemps effectué sa "marche" dans le bon sens, celui du progrès et du développement, la Tunisie, ses dirigeants, son administration, ses syndicats et sa classe politique ont entamé, paradoxalement, une marche en sens inverse, vers un déclin qui semble inexorable. Si personne ne se ravise à temps pour ré-inverser le sens de l'histoire et remettre les pendules à l'heure et les Tunisiens au travail, le déclin se poursuivra fatalement. A moins que...
Contre toute attente, la "Révolution" (fin 2010-début 2011) a aggravé tous les travers de la Tunisie de Ben Ali : corruption, clanisme, inégalités... On a gagné un semblant, je dis bien, un semblant de liberté d'expression et de manifestation, on vit dans un simulacre de démocratie, et c'est tout. La plupart des décisions sont "manipulées" par ceux qui tirent les ficelles, chacun dans un sens : les "islamistes" (qui n'ont rien d'islamiste, parce qu'ils ont prouvé qu'ils n'ont même pas cette morale religieuse qui interdit la tricherie, le mensonge, la spéculation et le gain facile au détriment d'autrui), les "populistes" de gauche ou de droite (qui n'ont de cesse que de prendre ou reprendre le pouvoir pour le garder coûte que coûte), les "élus du peuple" (qui se croient au-dessus des lois, qui échappent à tout contrôle et qui passent leur temps à discutailler sur le sexe des anges au lieu d'accélérer le pas pour sortir le pays de l'ornière : ils palabrent des centaines d'heures sur des textes de loi essentiels pour les libertés, les investissements, les réformes...).
Aujourd'hui, en matière d'autorité, de bonne gouvernance, de transparence, de justice, de sécurité, de productivité, le pays est en net recul par rapport aux années 2000-2010. Face à une nouvelle classe politique, assoiffée de pouvoir et avide d'argent, les Tunisiens se sont abandonnés au laisser-faire, certains en profitent beaucoup, d'autres moins ou pas du tout. J'entends cet islamiste, militant d'Ennadha, me dire d'un air désolé : "Chacun ici fait ce qu'il veut, quand il veut et comme il veut; il roule comme il veut, il construit comme il veut où il veut même sur le trottoir...".
La part de l'économie "parallèle" (clandestine ou informelle) dépasse celle de l'économie officielle... Les hommes d'affaires sont plus riches, et ne s'en cachent plus. On ne peut plus investir en Tunisie, prétendent-ils à cause de l'insécurité et des grèves à répétition. Alors, ils investissent à l'étranger et achètent des biens immobiliers en Europe... En toute impunité, en toute liberté. Comment peut-on s'étonner, dans de telles circonstances, que le chômage augmente (à plus de 15%, et plus de 30% pour les jeunes et les "diplômés"), que les inégalités s'aggravent et que les divers mécontentements populaires mènent les plus fragiles ou les plus ignorants au terrorisme (on prend les armes contre les symboles de l'Etat et les Tunisiens anonymes) ?
La situation de 2016 me rappelle des évènements similaires de l'histoire contemporaine de la Tunisie : la crise "youssefiste" (salafiste, celle de l'arabité contre modernité, des conservateurs contre l'Occident) de 1954-1957. Salah Ben Youssef, son instigateur, voulait bloquer la marche par étapes vers l'indépendance prônée et imposée par Habib Bourguiba (autonomie interne en 1954). Cette crise, avec usage des armes, a heureusement était rapidement neutralisée grâce au soutien de la majorité des Tunisiens (et l'aide de la France). Mais les Youssefistes n'ont pas abandonné leur lutte archaïque pour autant (ils sont revenus en force en 2011).
De cette première crise systémique, la Tunisie moderne est sortie victorieuse avec la proclamation de l'indépendance en 1956, l'adoption la même année de mesures rapides et courageuses (abolition des écoles coraniques et des institutions qui géraient les legs religieux "Habous", adoption d'un code de statut personnel et familial moderne, avec notamment l'interdiction de la polygamie). Et ce avant même la promulgation d'une nouvelle constitution républicaine en 1957 (abolition de la monarchie).
Ces trois années 1954-1957 changèrent la Tunisie, mieux elles la révolutionnèrent au sens vrai du terme, conduisant à des politiques d'intérêt général : éducation gratuite pour tous et partout dans le pays, santé pour tous (dispensaires fixes ou centres de soins mobiles dans les villages les plus reculés, campagnes de vaccination), lancement des premiers plans de développement économique et social (à partir de 1962)... J'ai eu des entretiens avec des responsables qui avaient travaillé à cette époque dans l'administration économique : ils étaient d'une modestie et d'un dévouement extraordinaires. Seul l'intérêt général de la Tunisie primait à leurs yeux. Ils ne comptaient pas le nombre d'heures de travail, ils ne cherchaient pas à s'enrichir.
Dès janvier 1957, on créa la première banque commerciale nationale, la Société tunisienne de banque (STB), suivie rapidement de la création en 1958 de la Banque centrale de Tunisie (BCT, qui deviendra sous la direction de Hédi Nouira un des piliers de la Tunisie moderne, une institution indépendante et respectée). On abandonna le franc français et on le remplaça aussitôt par le dinar tunisien (1 DT = 1 000 FF). En trois ans, de 1956 à 1958, les progrès réalisés par les "hommes et les femmes" de Bourguiba étaient phénoménaux. Les bases d'une nouvelles étaient en place. Il n'y avait en ces temps ni informatique ni internet, tous ces progrès technologiques qui aujourd'hui auraient dû permettre de gagner du temps dans la mise en place des nouvelles lois et institutions en 2011-2012...
En cinq ans de révolution (2011-2016), les reculades sont aussi phénoménales en matière de progrès, de patriotisme, de laïcité et d'intégrité. Les intérêts particuliers et partisans ont pris le dessus sur l'intérêt général. Ce qui a progressé le plus, c'est la corruption, l'irruption de la religion sur la scène sociale et politique, l'incompétence et le nombre de chapelles politiques : en 1956, la Tunisie comptait deux partis (le Néo-destour et le Parti communiste); en 2016, la Tunisie en compte plus d'une centaine !
La deuxième crise systémique connue par le Tunisie est celle de 1984-1987 : elle est l'aboutissement d'une mauvaise gouvernance, celle du Premier ministre Mohamed Mzali, avec son arabisation et sa politique démagogiques. Il voulait succéder à un Bourguiba, très vieillissant et très mal entouré. Mal lui en a pris : pour éviter le gaspillage du pain (largement subventionné par l'Etat), il était parvenu à convaincre Bourguiba de la nécessité d'en doubler le prix d'un seul coup ! Catastrophe, cette mesure brutale provoqua des émeutes du sud au nord du pays (décembre 1983-janvier 1984). Ces "émeutes dites du pain" sont réprimées dans le sang. Pas aveugle, pas sourd, Bourguiba annula le doublement du prix et avoua avoir été mal conseillé. Le peuple applaudît.
Mais cela n'a pas résolu le problème du déficit budgétaire. Mzali se dépatouilla encore plus mal. Les arabisants et les islamistes qu'il courtisait ne l'aidèrent pas, au contraire : né dans la clandestinité en 1981, le Mouvement islamiste tunisien (MTI), actuellement Ennahdha et dirigé par le même Rached Ghannouchi, décida de multiplier les actes de violence et les attentats contre le parti au pouvoir mais aussi contre les Tunisiennes modernes (ses milices s'attaquèrent en particulier aux jeune filles maquillées et portant une mini-jupe avec des jets d'acide sur le visage ou sur les cuisses)...
Cette crise atteint son apogée en 1986 avec le limogeage de Mzali et la nomination d'un technocrate, Rachid Sfar, qui parvient à sortir le pays de la crise financière (avec l'aide du Fonds monétaire international, l'Etat adopte un plan d'ajustement structurel et décide une dévaluation du Dinar). L'économie commence à respirer, mais le MTI ne lâche pas prise en multipliant les agressions physiques et en commettant les premiers attentats contre le tourisme en août 1987 (ceux qui ont dirigé ou orchestré ces attentats font toujours de la direction d'Ennahdha).
Cette montée de l'insécurité contraint Bourguiba, très affaibli et aveuglé par sa haine viscérale des islamistes, plutôt sa révulsion de voir la religion exploitée à des fins politiques, à nommer un "général" à la tête du gouvernement (2 octobre 1987). Ledit général mettra seulement un mois et cinq jours pour trahir et renverser sans coup férir Bourguiba (7 novembre 1987). Ben Ali est naturellement applaudi, voire acclamé par un peuple ayant beaucoup trop souffert d'une "fin de règne" qui semblait interminable : répression politique, absence de libertés, absence de débouchés pour les jeunes, islamisme rampant encouragé par l'introduction, par Mzali, du "mal" wahabite (saoudien) sous couvert d'investissements importants. Le groupe Al-Baraka, qui appartient au milliardaire saoudien Cheikh Salah Kamel, a notamment financé le projet d'assainissement et d'urbanisation du lac de Tunis et en a profité pour imposer la création d'une banque islamique en 1983 (la BEST) et, entre autres, la première interdiction de la vente d'alcool sur l'immense périmètre immobilier du lac de Tunis qui est passé sous son contrôle.
Ben Ali, dans sa période positive (1987-1993), a repris la politique de Habib Bourguiba : le développement dans la modernité. Il se retourna contre les Islamistes, qu'il avait pourtant sortis de la prison (condamnés pour des actes terroristes)... Ces mêmes islamistes, une fois libérés, ont pu manifester et reprendre du poil de la bête. Ils escomptaient un ras de marée électoral en 1989, mais Ben Ali eut peur et se ravisa : il trafiqua les résultats du vote en faveur de son propre parti (le RCD, Rassemblement constitutionnel démocratique, qui remplaça en 1988 le Parti socialiste destourien, le PSD, lequel remplaça en 1964 le Néo Destour fondé par Bourguiba en 1934). Ben Ali pourchassa les Islamistes, lesquels replongèrent dans la clandestinité ou partirent en exil les uns à Paris et les autres à Londres. Ils mèneront contre Ben Ali une politique toujours marquée par la violente (attentat contre la synagogue de Djerba, la Ghriba, en 2002; création d'un groupe armé salafiste en 2006-2007, neutralisé lors de la bataille de Soliman, en janvier 2007)...
Sévèrement réprimés et emprisonnés en masse, les islamistes ne relevèrent la tête qu'à la faveur de la révolution populaire de 2010-2011, à laquelle, faut-il le préciser, aucun parti n'avait pris part. Mais tous en profitèrent allègrement après coup : en premier lieu, Rached Ghannouchi et ses quadras du MTI (devenu Ennahdha en 1989), suivi par son futur ex-ennemi et allié, Moncef Marzouki, qui est élu député en octobre 2011 (dans une circonscription dont il n'est même pas originaire, Nabeul, avec seulement 17 825 voix, soit 14,2 % des votes locaux), et qui est propulsé par Ennahdha à la présidence de la République en novembre 2011, comble de l'ironie démocratique ! Le même Marzouki lance, après avoir perdu le pouvoir en 2014, un nouveau parti : le Mouvement Tunisie Volonté (sic). L'argent, il en a beaucoup puisqu'il profite toujours des larges émoluments que Ben Ali avaient fixés pour lui-même. Ses successeurs n'ont pas eu la noblesse d'y renoncer... On dénonce bien le dictateur, mais on profite de ses bienfaits !
Ils sont très nombreux encore ceux et celles qui, opposants hier, sont devenus après et grâce à la révolution, des "personnalités" au pouvoir, qui roulent en voiture blindée mais qui ont montré toute leur incompétence et leur cupidité à des postes qu'ils occupent encore jusqu'à aujourd'hui.
J'en viens ainsi à la troisième crise, celle de 2014-2017. Le "peuple" (en vrai la moitié des électeurs potentiels) a élu en 2014 une assemblée dénommée "Assemblée des représentants du peuple" (ARP) pour cinq ans et un président de la République également pour cinq ans. Le régime est parlementaire, c'est-à-dire que les pouvoirs du président de la République sont très limités. On voulait éviter de retomber dans les travers du régime présidentiel, mais on est tombé dans ceux du régime parlementaire (genre IVe République en France). En fait, les partis politiques ont faussé le jeu démocratique : les deux partis arrivés en tête des suffrages ont choisi de faire alliance, contrairement à tout ce qui a été dit et promis par leurs dirigeants respectifs pendant la campagne électorale. Une alliance entre le parti supposé être laïc et moderne, Nida Tounes, et le parti, qui venait d'échouer dans sa gestion de l'Etat depuis octobre 2011, le parti islamiste Ennahdha. Floué, le peuple ne s'en est pas remis : comment croire désormais les partis politiques ?
Les Tunisiens ont subi malgré eux la sinistre "Troïka" imposée par Ennahdha, désignée pour gouverner pendant une durée très provisoire, mais le provisoire a duré trois ans, au lieu d'un an. La Troïka, c'était le contrôle des trois institutions principales de l'Etat : assemblée constituante, gouvernement et présidence de la République. Son parrain était Rached Ghannouchi en personne, devenu par miracle l'homme clé de la Tunisie. Sous la Troïka, on a libéré les terroristes et autres malfaiteurs dangereux de prison; on a toléré que le drapeau noir des salafistes flotte sur le toit d'une université en lieu et place du drapeau rouge officiel; on a accepté que ce drapeau noir soit brandi lors des manifestations et devant les mosquées, on a accepté que des dirigeants d'Ennahdha minimisent le fait "intégriste-jihadiste" (dont les adeptes "faisaient", disaient-ils, du sport dans les montagnes alors qu'ils s'entrainaient militairement); on a bouché les oreilles lorsque tel dirigeant nahdhaoui notoire prônait l'avènement du "califat" et que tel autre Imam appelle à la violence du haut d'un minaret; on a toléré que les salafistes et autres illuminés sèment la zizanie entre les Tunisiens en qualifiant les uns de "bons musulmans" et les autres de "mauvais", simplement parce que les seconds ne pratiquent pas le rite "wahhabite" et ne portent pas le kamis et la barbe ; on a laissé des prédicateurs du Golfe venir en Tunisie pour diffuser leurs "paroles divines" contre les femmes libérées, contre les mécréants, certains allant même jusqu'à vouloir "ré-islamiser" la Tunisie...
La fin de la Troïka en 2014 n'a pas pour autant mis un terme complet à ces pratiques douteuses (des mosquées échappent encore au contrôle de l'Etat; des écoles et des maternelles éduquent des enfants selon des règles islamiques inspirées du wahhabisme). En fait, le "parrain" de cette guerre sainte en Tunisie, même s'il proclame le contraire et qu'il se dit respectueux de la démocratie et bla-bla-bla, officie toujours au grand jour : il a refait alliance en 2015 avec le président de la République dont il était l'ennemi juré en 2014. Rached Ghannouchi est un homme politique avisé. Il sait "plier" comme un roseau pour laisser passer l'orage, mais il voit à long terme, très long terme : tant que lui ou ses successeurs demeurent au pouvoir, ils ne font que se préparer à la prise de contrôle total de l'Etat et à l'avènement dans cinq, dix ou vingt ans (peu importe), d'une "République islamique tunisienne". Cette alliance sert donc à la fois ses intérêts immédiats et stratégiques. Elle a déjà permis une chose très lourde de conséquence : la gestion de la Troïka, en particulier le dossier des "dédommagements" des militants d'Ennahdha et celui des salafistes-terroristes (qui avaient notamment attaqué l'ambassade américaine à Tunis en septembre 2012), sont passés à la trappe. Ennahdha n'aura pas de comptes à rendre sur sa gestion directe entre 2011 et 2014. L'Histoire jugera demain ou dans cinquante ans. Mais elle jugera.
Cela ne veut pas dire que la Tunisie sort indemne de cette période de sinistre mémoire. La preuve : les attentats terroristes de Bardo (mars 2015), de Sousse (juin 2015) et de Ben Guerdane (mars 2016), pour ne citer que les plus importants, mettent le pays dans une spirale d'insécurité telle qu'elle bloque tout processus de développement économique et social normal. Face à la lutte contre le terrorisme, les autres problèmes endémiques doivent attendre, alors qu'ils ne le peuvent pas : le fléau de la corruption, le commerce clandestin de toutes sortes de marchandises et de services (y compris l'essence et le pari sportif), la montée du chômage, les grèves et les revendications incessantes et tous azimuts, le délabrement dans lequel se trouvent les villes et les villages de l'intérieur qui manquent de services vitaux (routes, santé, éducation, eau)...
Le gouvernement actuel "fait de son mieux", comme dit le Premier ministre. Il fait de son mieux, peut-être, mais il ne fait pas assez pour obliger ou faire prendre conscience aux "élus du peuple" qu'il faut en finir avec le blocage, sous couvert de débats démocratiques marathoniens, des projets de loi cruciaux pour l'économie nationale (comme le code des investissements, la mise à jour du statut de la Banque centrale...); il ne fait pas assez face au blocage de la justice, sous couvert d'indépendance et de respect droits de l'homme, pour accélérer le jugement des milliers de terroristes arrêtés depuis deux ou trois ans ; il ne donne pas assez de ressources et de moyens pour que le "pôle terroriste" puisse accomplir ses tâches dans des délais rapides; enfin, il ne fait pas assez face aux riches hommes d'affaires (et chefs d'entreprise) pour qu'ils investissent chez eux et donnent l'exemple aux investisseurs étrangers, au lieu d'aller investir au Maroc ou au Brésil.
Le seul espoir réside dans la force, une particularité de la Tunisie, de sa société civile. Issue de la modernité et pétrie de la rationalité, héritée de Bourguiba (dont le leitmotiv était que chacun fasse "travailler sa matière grise", c'est-à-dire son cerveau), elle s'est mobilisée lors du vote de la Constitution en 2014 (pour la débarrasser des scories islamistes), elle travaille d'arrache-pied dans de nombreux secteurs proches de la population des villes et des campagnes, elle milite pour l'ancrage de la bonne gouvernance et la transparence, pour la sauvegarde du patrimoine culturel et artistique; mais elle gagne à être mieux connue et mieux organisée solidairement (un site fédérateur du réseau associatif et non lucratif serait le bienvenu avec une rencontre régulière pour informer et échanger les expériences). Elle est capable de "pousser" le gouvernement actuel à prendre les "bonnes mesures" énergiques qui s'imposent à tous les niveaux après l'attaque sanglante de la ville de Ben Guerdane par des terroristes tunisiens. Si elle y parvient, on pourra dire alors que l'année 2017 sera, comme en 1957 et comme en 1987, une année décisive, c'est-à-dire, une année de rupture. Pour le bien, pas pour le pire.

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