samedi 22 avril 2017

Le terroriste des Champs Elysées



Un terroriste, encore un, né en France, élevé en France, qui a passé plus de la moitié de sa vie en prison... et qui tue un policier par traitrise en lui tirant deux balles dans la tête. Karim, 39 ans, a tué Xavier, deux semaines avant de fêter ses 38 ans. Dans la photo, Karim tient un enfant sur épaules. Un enfant, c'est un ange. Lui, c'est un diable. Il n'a jamais pensé à ce que cet enfant dira de lui quand il grandira. J'ai pitié pour les parents de Xavier, et j'ai honte pour les parents de Karim.
Karim, contrairement à ce que signifie son prénom, n'a aucune "bonté", il a semé la terreur, il trouvera l'enfer. En mourant, il a sali le Saint Coran qu'il a laissé dans sa voiture, comme signe d'adhésion à Daesh... Et non à Allah, le clément et le miséricordieux. Allah n'a jamais recommandé de tuer un innocent.
Karim est malheureusement le "résultat" d'une éducation ratée, voyou dès son jeune âge, flingue à la main, braqueur, tueur... Une éducation ratée de la part des parents et de sa famille, de ses amis, de son école... La justice et la police ont été malheureusement clémentes avec lui, d'abord en réduisant sa peine (de 20 ans à 15 ans en appel), ensuite en le croyant sur parole alors qu'il était sous surveillance (avec un psychiatre qui était chargé de le comprendre et de le soigner) : il voulait, disait-il au juge et à la police, se marier en Algérie (lors d'un voyage clandestin), utiliser ses couteaux pour "couper le poisson", etc. En fait, Karim n'a rien d'un islamiste (au sens politique), ni d'un musulman (au sens pratique). Il était un criminel, il a fini comme un criminel. Mais, comme d'autre paumés avant lui et après lui, il a tué en jetant l'opprobre sur les "Arabes", l'Islam, le Saint Coran.
Ailleurs qu'en France et en Europe, on assiste impuissants à des tueries perpétrées par des pseudos "Islamistes" (de Daesh, d'El Qaida, de Boko Haram, etc.) en Syrie, en Afghanistan, au Nigeria, en Irak, en Egypte, en Libye, en Tunisie, en Turquie... Impuissants face aux "hypocrites" qui gouvernent les pays qui ont l'Islam comme religion, aux "émirs" et aux "califes" qui attisent la haine, la guerre des musulmans entre-eux, la guerre entre musulmans et chrétiens... Impuissants face à ceux qui leurs fournissent des armes et de l'argent; Impuissants face à ceux qui les "comprennent", "justifient leurs actions" et les "tolèrent"...
Il y a, chaque année, plus de 3 millions de musulmans qui vont à la Mecque pour prier. Pourquoi ne voit-on pas ces millions de Musulmans à travers le monde crier haut et fort leur rejet, leur dénonciation, leur hostilité, à l'égard de cette nouvelle guerre mondiale imposée par des "jihaddistes" d'obédience sunnite (les tueurs et leurs soutiens où qu'ils soient) ? Leur silence est une forme de complicité, sinon d’allégeance, du moins de compréhension. Se taire n'est plus possible. Il semble que les Musulmans disposent d'une organisation de coopération et de dialogue, l'Organisation de la conférence islamique (OCI), dont le siège est en Arabie saoudite, à Djeddah. Pourquoi cette OCI, qui a tenu son dernier sommet à Istanbul (avril 2016), qui comprend 57 Etats membres et qui est dirigée par un Saoudien, ne fait rien ? Est-ce à cause du régime saoudien ou à cause de la faiblesse des 56 autres Etats membres ? Peut-être que oui. Mais il est certains que l'Islam ne s'en sortira pas indemne de cette épreuve sans que les Musulmans ne fassent leur "révolution" en bannissant la "guerre" entre-eux et contre les autres religions. Allah n'a-t-il pas dit "à chacun sa foi" !
Le temps des croisades est terminé dans ce siècle. D'autres combats, les vrais, attendent en particulier les Musulmans : combats contre l'ignorance et l'analphabétisme, contre la faim et la pauvreté, pour la paix et la fraternité, le progrès et la santé. Jusqu'à quand les Terres d'Islam, qui regorgent de richesses naturelles, devront-elles demeurer de simples consommatrices de biens et de services conçus et fabriqués par les Occidentaux. Ils ont beau construire des gratte-ciel à Dubai, Abou Dhabi ou Djeddah, ces oeuvres ne sont pas les leurs (mais celles d'ingénieurs américains, britanniques, français, asiatiques). Ils ont beau construire des patinoires et des pistes de Formule 1, organiser des Coupes du monde, acheter des Palaces et des Clubs de foot, ce n'est qu'une affaire de d'argent (tiré injustement des richesses naturelles qui appartiennent aux peuples musulmans). Ils ont beau étalé leurs richesses sur les toits et terrasses du monde, ils ne seront jamais rien s'ils ne font pas - avec l'argent de Dieu - leurs devoirs, ici et maintenant, et SVP sans prosélytisme religieux : éduquer leur peuple, soigner, favoriser l'accès aux connaissances et aux savoirs scientifiques et technologiques (sans interdits idéologiques ou religieux), ouvrir à tous, hommes et femmes, l'accès à l'éducation, à l'épanouissement de l'âme et du corps. Un corps sain ne peut s'épanouir que dans un esprit sain.
Quand on y pense, on se pose des questions bizarres : le prix d'une école, d'un dispensaire, d'une bibliothèque ou d'une piscine ne dépasse pas le prix d'une "festivité" ou d'une "sortie" pour les nouveaux milliardaires (dits princes) arabes d'Orient et du Maghreb...

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