Monastir, Tunisie, le 6 avril 2019. Lors de la commémoration de la mort du président Habib Bourguiba, il s'est trouvé un malin successeur, le 4e après Ben Ali et Marzouki, Béji Caid Essebsi. Ce dernier, qui avait gardé le silence lors des funérailles - massacrées - par Ben Ali et son sbire Abdelwaheb Abdallah, se proclame aujourd'hui "bourguibiste". Avec un tour de passe passe politique, tellement visible et risible que Bourguiba s'en moquerait ou s'en amuserait outre tombe. "Ah, celui-là, qu'est-ce qu'il me sort aujourd'hui !".
BCE a même osé organisé le congrès de son parti Nidaa Tounes, le même jour, et à Monastir... Le matin, il procède à la cérémonie de commémoration et juste après il passe prononcer le discours inaugural de son congrès. Il se positionne comme le continuateur du Bourguibisme : celui qui a combattu l’analphabétisme et libéré les Tunisiens du joug colonial puis les femmes, tout en créant les infrastructures nécessaires au développement futur du pays. Bourguiba n'a jamais placé son fils à la tête de son parti. Bourguiba Jr était un homme compétent, et son père l'a employé comme tel : à la banque, aux Affaires étrangères, comme conseiller. Jamais Bourguiba n'a autorisé son fils à abuser de sa position de fils du Président.
Que fait BCE, il permet à son fils de prendre la direction du parti et, demain, le pouvoir... si les Tunisiens tombent dans le panneau. Ou le tour de passe opéré par BCE à la tribune du congrès. Il a évoqué ce problème d'"héritage du pouvoir", mais en le balayant de la main. Comme il a balayé de la main la question crucial de l'échec de son mandat à la tête de l'Etat (2014-2019). Oui, dit-il, le pays est en crise. Mais, dit-il encore, ce sera trop long pour expliquer pourquoi. Certainement, ce n'est pas de sa faute... Et il demande aux citoyens de le croire, et de revoter pour les candidats de son parti en octobre - novembre 2019 aux deux élections parlementaires (6/10) et présidentielle (17/11).
Mais, comme le serpent, il se mord la queue.
En 2012, dit-il, il a fait campagne contre l'extrême gauche et les islamistes. Mais, après les résultats de 2014, il a fait alliance avec ces mêmes islamistes qui l'avaient - dit-il encore - condamné à mort en public... En 2019, il demande à son parti de faire la même campagne, contre les gauchistes et les islamistes, en rassemblant tous les centristes... Mais qui sait s'il ne refera pas le même coup qu'en 2014 : une nouvelle alliance - post-électorale - avec les islamistes...
La seule chose intelligente qu'il a dite : "non, je ne veux pas me présenter pour un nouveau mandat à la présidentielle" (et il répète à plusieurs reprises pour dissuader les zélés de son parti). Il avait en tête ce qui s'est passé en Algérie : comment les citoyens ont fait dégager Bouteflika qui voulait - malgré son âge et son état de santé - se re-représenter à la présidentielle algérienne.
BCE a même osé organisé le congrès de son parti Nidaa Tounes, le même jour, et à Monastir... Le matin, il procède à la cérémonie de commémoration et juste après il passe prononcer le discours inaugural de son congrès. Il se positionne comme le continuateur du Bourguibisme : celui qui a combattu l’analphabétisme et libéré les Tunisiens du joug colonial puis les femmes, tout en créant les infrastructures nécessaires au développement futur du pays. Bourguiba n'a jamais placé son fils à la tête de son parti. Bourguiba Jr était un homme compétent, et son père l'a employé comme tel : à la banque, aux Affaires étrangères, comme conseiller. Jamais Bourguiba n'a autorisé son fils à abuser de sa position de fils du Président.
Que fait BCE, il permet à son fils de prendre la direction du parti et, demain, le pouvoir... si les Tunisiens tombent dans le panneau. Ou le tour de passe opéré par BCE à la tribune du congrès. Il a évoqué ce problème d'"héritage du pouvoir", mais en le balayant de la main. Comme il a balayé de la main la question crucial de l'échec de son mandat à la tête de l'Etat (2014-2019). Oui, dit-il, le pays est en crise. Mais, dit-il encore, ce sera trop long pour expliquer pourquoi. Certainement, ce n'est pas de sa faute... Et il demande aux citoyens de le croire, et de revoter pour les candidats de son parti en octobre - novembre 2019 aux deux élections parlementaires (6/10) et présidentielle (17/11).
Mais, comme le serpent, il se mord la queue.
En 2012, dit-il, il a fait campagne contre l'extrême gauche et les islamistes. Mais, après les résultats de 2014, il a fait alliance avec ces mêmes islamistes qui l'avaient - dit-il encore - condamné à mort en public... En 2019, il demande à son parti de faire la même campagne, contre les gauchistes et les islamistes, en rassemblant tous les centristes... Mais qui sait s'il ne refera pas le même coup qu'en 2014 : une nouvelle alliance - post-électorale - avec les islamistes...
La seule chose intelligente qu'il a dite : "non, je ne veux pas me présenter pour un nouveau mandat à la présidentielle" (et il répète à plusieurs reprises pour dissuader les zélés de son parti). Il avait en tête ce qui s'est passé en Algérie : comment les citoyens ont fait dégager Bouteflika qui voulait - malgré son âge et son état de santé - se re-représenter à la présidentielle algérienne.
BCE ne pouvait pas ignorer les risques qu'il aurait subis si d'aventure il aurait déclarer sa candidature pour un deuxième mandat à l'âge de 92 ans passé.
Notre Béji insiste pour dire que l'Etat tunisien et un "Etat à caractère civil, que ce sont les citoyens qui décident de leur sort, selon le Droit (Constitution). Dieu n'entre pas en ligne de compte. Mais, pourquoi, tout au long de son discours il n'a pas arrêté de faire des citations religieuses ? Pour plaire à qui ? Ou pour l'aider à mentir, comme la plupart de ces faux islamistes. Dés le début, il commence par jurer qu'il dira la vérité. Mais il n'a pas arrêté de dire des contre-vérités, comme celle-ci : "je n'ai pas mis les pieds dans une réunion de Nidaa Tounes" (depuis son élection). Mais qui va le croire : il n'a pas besoin de mettre les pieds dans un bureau de Nidaa, puis que ce sont les membres de Nidaa - dont en premier son fils - qui viennent à lui... Il n'a pas pu expliquer pourquoi le pays n'arrive pas à sortir de la crise depuis 2014. Mais, il a esquissé une sorte de réponse : "c'est la faute aux Tunisiens qui sont très très difficiles"... Tout en disant qu'il connait la vérité sur tout ce qui se passe en Tunisie, sur les choses et sur les hommes. Un tour de passe passe, je vous dis.
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